Le Transgabonais : Un vieux rêve qui s'est réalisé

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Gabon-Transport ferroviaire-L’Histoire du Transgabonais (Suite)

Par Hugues  Desormeaux

LIBREVILLE, 27 juillet (Infosplusgabon) - Avec le recul du temps, il est évident  que le  chemin de fer Transgabonais, du moins l’axe Libreville/Ouesso/Bangui/ Tchad, aurait changé la  face de l’Histoire en faisant de Libreville et du Gabon la  porte de toute  l’Afrique  Centrale. Hélas !, en raison de nombreuses circonstances malheureuses, le Gabon, n’a pas pu saisir cette  chance, l’Afrique  non plus ; parce que la  ligne  Libreville/Ouesso aurait été suivie d’une  voie Libreville/ Fort-Lamy avec l’avantage de  supprimer la dangereuse piste de partage qui  reliait le  bassin du Congo au Tchad.

 

Déjà en 1896, Paul Bourdarie, un homme  polyvalent, proposait sur plans la  voie Ndjolé/Lopé/Boué,  reprenant le tracé de la  ligne actuelle du Transgabonais. Il souhaitait que  la  voie atteigne un point sur la  rive du Congo, notamment Makoua. Alors, il fallait descendre sur le  terrain. Ce que firent les explorateurs Fourneau et Fondère, compagnons de Brazza, à partir du 14 mars 1899. Ils partirent de Ouesso, en direction de la mer,  en passant par Kandjama (Makokou) et la  vallée du Como. Ils atteignirent Libreville le  5 juin 1899. Mais les obstacles étaient toujours là.. Le  16 novembre 1903, Branda, un riche colon, adressa au ministre des colonies un rapport favorable à la  création d’une voie  ferrée du Gabon au Congo Français, objectif : Makoua.

 

Dans  cet ordre d’idées, en avril 1905, le  capitaine Cambier, avec l’appui du Haut Commissaire général du Congo Français, assurait la  liaison Libreville/ Makoua. Ce qui lui avait permis de dresser une  carte publiée en 1906 avec le  tracé de la  voie opposée au Chemin de fer du Sud. Un crédit de 175000 francs du gouvernement Français avait couvert les  frais d’expédition.

La  marche de l’équipe Cambier fut pénible. Ce qui l’amena à en rendre compte avec force détails au ministre des Colonies dans  une correspondance de septembre 1905. Quoiqu’il en fût, l’idée prenait corps. En 1909, le  gouvernement déléguait des crédits plus importants. La  loi du 12 juillet 1909 accordait au Congo Français un emprunt pour le  financement des études préalables aux travaux. L’Afrique équatoriale  française (AEF) se créait ; l’heure semblait sonner pour les  grandes  réalisations.

En 1910, une  importante mission composée d’officiers et de sous-officiers, dirigée par le  capitaine Périquet, joignait Ndjolé à Ouesso. Suite à cette  mission, Périquet publia en 1911 un  volumineux rapport faisant la  synthèse des divers travaux antérieurs. A ce rapport  étaient annexées quatre cartes ( A suivre).

 

FIN/ INFOSPLUSGABON/VFC/GABON2021

 

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