Gabon : La Gabonaise de chimie forme aux techniques pour mieux cultiver la banane

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LIBREVILLE, 9 avril (Infosplusgabon) - La  Gabonaise de Chimie a  animé  le 3 avril  un atelier de formation au bénéfice  des agriculteurs, afin que ces derniers s'approprient  les techniques  pour mieux cultiver la  banane dont la culture est développée de  manière intensive pour pallier, notamment, aux  importations massives en provenance des pays voisins qui disposent, pourtant, d’un climat analogue à celui du Gabon.

 

Le bananier (genre Musa) est une herbe géante de la famille des Musacées. Il existe un grand nombre de variétés en Afrique laissant un large choix en fonction des critères de sélection retenus (sensibilité aux maladies du bananiers et à ses ravageurs, destination que l’on compte donner aux fruits…).  Les différentes variétés de bananes diffèrent par leur saveur et leur aspect et se divisent en deux catégories : les bananes desserts, qui regroupent les variétés les plus sucrées et que l’on mange crues à maturité ; et les bananes plantains, qui sont des féculents que l’on fait cuire aussi bien verts que mûrs.

La durée du cycle d’un bananier est d’environ un an entre la plantation (ou l’émergence d’un rejet) et la récolte du régime. L’évolution du cycle d’un bananier dans les conditions locales suit généralement le schéma suivant mais peut varier en fonction des conditions de culture et de climat :

Les 3 premiers mois : Formation du rejet ; les 3 mois suivants: Formation des feuilles ; les 3 mois suivants: Formation des fleurs ; les 3 mois suivants: Formation du régime.

Notons que la culture du bananier sous serre ou à l’air  libre  exige un apport élevé en eau, soit 1600 à 2000 mm/an. Mais  il est possible parfois de requérir  aux irrigations gravitaires et localisées  sous  forme de goutte-à-goutte et de micro jets afin de  bien quantifier sa  production.

La plantation des bananiers peut se faire toute l’année mais il est conseillé ,  notamment dans  la zone agro-écologique de Libreville, Ntoum, Cocobeach et Kango  de procéder à  la plantation de septembre à novembre,  puis en saison des pluies, de novembre à mars. En effet, le bananier ayant besoin d’eau durant la période de floraison, planter de préférence en février-mars afin que la floraison n’ait pas lieu en saison sèche (en l’absence d’irrigation).

La densité et la disposition des plants de bananiers sont des choix clés pour le rendement, la qualité, la durée du cycle et la durée de vie de la bananeraie.  Heureusement  pour les agriculteurs, la bananeraie peut accueillir différentes cultures associées en intercalaire comme le taro, la patate douce, la pomme de terre, le maïs, les courges ou des légumineuses telles que les pois ou haricots qui apporteront en plus de l’azote au sol, on parle alors d’association bénéfique.

Il faut par contre éviter de planter du manioc à proximité de bananiers car celui-ci donne un gout amer aux fruits.

Le  choix du matériel végétal

Le choix des rejets est important pour pérenniser la culture, il faut choisir les rejets à planter sur des plants vigoureux et sains. Plusieurs types de rejets peuvent être utilisés, dans tous les cas il est impératif de s’assurer de la qualité sanitaire de ceux-ci (absence de nématodes et de charançons).

Pour un rejet long de 70 cm à 1.5 m ou "grand rejet" à feuilles encore étroites, de 1.5 à 2 m de long nécessite   qu’on supprime les feuilles et de garder la feuille centrale enroulée.  On supprime également  les œilletons saillants pour éviter le départ des rejets latéraux.

Un rejet court, compris entre 50 et 70 cm,  est à utiliser qu’en l’absence d’autres types de matériel végétal.  Pour des  raisons  pratiques, il  faille vérifier que la souche n’est pas infestée de charançons (absence de galeries dans la souche) : dans ce cas elle doit être éliminée.

 

Toutefois, un rejet idéal mesure de 0,80 à 1 m de hauteur avec un bulbe bien formé de 15 à 20 cm de diamètre et des feuilles étroites. Quel que soit le type de rejet et sa hauteur, il faut  habiller les racines avant la plantation, c'est-à-dire que l’on sectionne les racines par une coupe franche à 2 ou 3 cm du bulbe. Les feuilles sont aussi enlevées pour éviter une évapotranspiration excessive. Après avoir bien nettoyé le plant, il faut faire un pralinage soigné : c'est-à-dire un trempage de la base du plant dans un mélange d’eau et de terre (boue) afin de permettre une meilleure reprise des plants. Il est fortement conseillé d’ajouter à ce pralin un insecticide afin d’éliminer les larves ou adultes de charançons et les nématodes qui risqueraient de s’y trouver.

Le choix du terrain

Pour s’assurer d‘une bonne qualité du fruit, il est nécessaire d’apporter aux bananiers un minimum de soins et de choisir un terrain adapté : Les terrains assez profonds, meubles, fertiles et bien drainés sont idéaux ; Le pH optimal est de 5,5 à 7,5 et le bananier peut supporter une légère salinité des eaux ; Éviter les sols compacts, ceux qui manquent de structure ou qui sont peu drainant. Avant l’implantation d’une bananeraie,  les apports nécessaires en amendement de fond sont de l’ordre de 3 à 6 tonnes/1000 m², à épandre au moins 1 mois avant l’implantation de la culture sous la forme de fumier ou compost enrichi en déjections organiques (lisier de porc, fiente de poule…). La matière organique déjà décomposée pourra être apportée lors de la préparation du sol.

 

L’apport de matière organique joue un rôle essentiel dans l’amélioration et le maintien des qualités physiques (structure, texture) et microbiologique du sol : augmente la rétention d’eau, régule le stockage et la fourniture des éléments minéraux, stimule la faune et la flore du sol…

 

La récolte

La récolte des régimes  est un moment fort attendu  et se fait en moyenne un an après la plantation. Il est conseillé de récolter les régimes lorsque les bananes sont entièrement développées, c'est-à-dire lorsque le fruit est plein et que son extrémité s’est rempli. Si on laisse le fruit trop mûrir sur pied, il se fend et s’altère, alors qu’un fruit vert, cueilli même trop tôt, continue de mûrir. Si nécessaire (intempéries, attaques de nuisibles, chute du bananier…), les fruits peuvent aussi être récoltés avant leur remplissage complet, à partir du stade "trois-quarts" plein, c'est-à-dire avant que le fruit ne soit entièrement circulaire, il faudra alors compter une huitaine de jours de maturation en plus à température ambiante.

La  croissance du bananier plantain est ralentie par les températures en dessous de 25°C –   30°C. En altitude supérieur à 400 m, les cultures accusent de manière générale une baisse de poids des régimes (1 à 2 kg/100m) et donc une diminution de la production. La culture intensive stricte est conseillée lorsqu’on est en deçà de 400m d’altitude. Dans les régions où cette culture est possible, il tombe 1500 mm de pluies/an. L’idéal situant entre 2000 et 3000 mm bien repartis toute l’année.

 

Au Cameroun voisin, les variétés les plus cultivées sont : Les frenchs (doigts courts et nombreux, parfois plus de 10 mains) ;  Les faux cornes (3 à 6 mains, doigts très longs et gros) ; Les vraies cornes (1 à 3 mains, doigts très longs et très gros (parfois jusqu’à 50cm) ;  Les types french sont plus productifs et sont préférés par rapport aux types cornes, rapporte-t-on.

 

Le bananier plantain est une culture qui épuise fortement le sol. Il répond très bien aux apports de matières organiques. Il faut cependant les apporter en période de pluies et ne pas les épandre tout près de la plante. Un complément de fumure minérale peut être fourni en fonction du type de sol et de l’apport des résidus organiques. Le bananier est une plante qui aime l’azote et plus, la potasse. L’engrais composé bananier est de type 12-06-26 et est apporté à la dose de 1 à 2 kg par bananier par an en 3 ou 4 fois pour réduire les pertes par lessivages dus à l’action des pluies. On apporte généralement en une fréquence ; 100g à 200g d’azote/ 50g à 80g d’acide phosphorique/200g à 400g de potasse.

 

L’engrais est épandu en couronne, entre 1 m et 1,5 m autour des bananiers, et enfoui immédiatement par binage. L’apport de fumure organique, du compost à forte dose (10 à 20 tonnes/hectare) est fortement conseillé lors de la plantation, soit 100 à 200 sacs de 100kg).La densité moyenne étant de 1200 plants/ha (4 m x 2 m ou 3 m x 3 m), il faut 10 à 20 kg du compost ou des déjections animales par plant de bananier. Utilisez de préférence la fiente de poule.

 

Selon un calendrier  de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO), il  existe deux  dates de  mise en place du bananier au Gabon : La  première  saison s’étend du 15 septembre au 15 octobre et la  deuxième du 15 février au 15 mars.

 

La  Gabonaise de Chimie  pour l’industrie, l’agriculture et l’élevage,  organise périodiquement des stages  pratiques de formation à  travers  Libreville, Ntoum, Kango, Akanda et  spécialement autour des secteurs où sont établis des « Point Vert »,  qui  constituent des véritables  chaînes du  savoir agricole au Gabon.

 

Entreprise citoyenne, Gabonaise de   Chimie  pour l’Industrie,  l’Agriculture et  l’Elevage (GCIAE) est  reconnue pour  la  Qualité des  produits distribués  sur le marché  national et  la notion de  Responsabilité dans ses  pratiques  quotidiennes non sans  oublier  celles  qui lui  incombent  pour  sécuriser  ses  consommateurs  et  assurer  une service de qualité à  la hauteur de ses  ambitions commerciales,  dans  les  secteurs de l’Industrie, de l’Agriculture,  de la  Forêt et de l’Elevage.

 

La  Gabonaise de Chimie  pour l’industrie, l’agriculture et l’élevage - Libreville -   Zone Industrielle  d’Oloumi face  au Lycée  d’Oloumi.  Tel. : 01764899 / 01720656/ 01721761.  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Site  Web : www.gciae.com.

 

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