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Un rapport de l'ONU souligne le lien entre "la perte sans précédent de biodiversité" et la propagation des maladies

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New York, Etats-Unis, 16 septembre (Infosplusgabon) - La dégradation continue de l'environnement augmente la probabilité de propagation de maladies des animaux aux humains, met en garde un rapport des Nations unies sur la biodiversité publié mardi.

 

 

 

La cinquième édition du rapport des Nations unies sur les perspectives mondiales de la biodiversité publié par la Convention sur la diversité biologique (CDB), fournit un aperçu faisant autorité de l'état de la nature dans le monde, d'après un communiqué de presse des Nations unies.

 

Le rapport souligne l'importance de la biodiversité dans la lutte contre le changement climatique et la sécurité alimentaire à long terme, et conclut qu'il est essentiel d'agir pour protéger la biodiversité afin de prévenir de futures pandémies.

 

L'étude agit comme un signal d'alarme, et un encouragement à considérer les dangers impliqués dans la relation actuelle de l'humanité avec la nature : la perte continue de biodiversité, et la dégradation continue des écosystèmes, ont de profondes conséquences sur le bien-être et la survie de l'homme.

 

"Alors que la nature se dégrade", a indiqué Elisabeth Mrema, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, "de nouvelles opportunités se présentent pour la propagation aux humains et aux animaux de maladies dévastatrices comme le coronavirus de cette année. La fenêtre de temps disponible est courte, mais la pandémie a également démontré que des changements transformateurs sont possibles lorsqu'ils doivent être effectués".

 

L'étude de cette année est considérée comme particulièrement importante, car elle sert de "bulletin final" pour les objectifs de biodiversité d'Aichi, une série de 20 objectifs fixés en 2010, au début de la décennie des Nations unies sur la biodiversité, dont la plupart étaient censés être atteints à la fin de cette année.

 

Cependant, aucun des objectifs - qui  concernent la sauvegarde des écosystèmes et la promotion de la durabilité - n'a été entièrement atteint, et seuls six sont considérés comme "partiellement atteints".

 

"Les systèmes vivants de la Terre dans leur ensemble sont compromis", a souligné Mme Mrema, ajoutant que "plus l'humanité exploite la nature de manière non durable et sape ses contributions aux populations, plus nous compromettons notre propre bien-être, notre sécurité et notre prospérité".

 

Selon le communiqué, bien que l'absence de succès dans la réalisation des objectifs soit préoccupante, les auteurs des Perspectives s'efforcent de souligner que pratiquement tous les pays prennent actuellement des mesures pour protéger la biodiversité, sans lesquelles l'état de la biodiversité mondiale serait bien pire.

 

Parmi les points positifs, on cite la baisse des taux de déforestation, l'éradication des espèces exotiques envahissantes dans un plus grand nombre d'îles et la sensibilisation à la biodiversité et à son importance en général.

 

Toutefois, ces progrès encourageants ne peuvent pas masquer le fait que le monde naturel souffre énormément et que la situation empire. Le financement en est un bon exemple: les fonds mobilisés pour des actions liées à la biodiversité ont été estimés entre 78 et 91 milliards de dollars par an, bien en dessous des centaines de milliards nécessaires.

 

Selon le rapport, ce chiffre est éclipsé par les sommes consacrées aux activités qui nuisent à la biodiversité, dont quelque 500 milliards de dollars pour les combustibles fossiles, et par d'autres subventions qui provoquent la dégradation de l'environnement.

 

 

FIN/ INFOSPLUSGABON/MMO/GABON2020

 

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