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FIDH et ZimRights condamnent la persécution des dissidents au Zimbabwe

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Paris, France, 15 septembre (Infosplusgabon) – La Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et le Zimbabwe Human Rights Association (ZimRights), une organisation zimbabwéenne membre de la FIDH, ont condamné « fermement » le harcèlement judiciaire dont sont victimes les membres de la société civile qui dénoncent la gestion de la pandémie du COVID-19 par le gouvernement.

 

« Dans un contexte marqué par un profond mécontentement à l’égard de la gestion de la crise sanitaire, il y a eu un pic de violations des droits fondamentaux et des libertés individuelles depuis la mise en place du confinement au Zimbabwe. Nos organisations ont documenté des cas d’enlèvement, d’arrestation arbitraire, et de violence policière contre des représentants de la société civile, notamment des opposants politiques, des journalistes, des défenseurs des droits humains et autres personnes dénonçant les actions du gouvernement. Les poursuites judiciaires sont utilisées comme outils de répression afin de réduire au silence tout dissident qui critique la manière dont le gouvernement fait face à la crise », ont déclaré mardi dans un communiqué conjoint la FIDH et ZimRights.

 

L’organisation ZimRights a indiqué qu’elle a documenté, entre le 30 mars et le 9 août, 820 cas de violations des droits humains, dont 511 arrestations arbitraires, 278 agressions par des agents de l’Etat, 20 attaques contre des journalistes, quatre enlèvements, deux agressions par arme à feu, un cas de morsure de chien ainsi que quatre allégations d’exécution extrajudiciaire.

 

« Les analyses menées par nos organisations concernant ces différents cas révèlent une tendance de violations des droits humains avec pour but d’épuiser mentalement, de réduire au silence, de punir, d’appauvrir, et parfois de blesser les individus visés, et de les exposer au risque d’infection à la Covid-19, lors de leur détention arbitraire en prison », ont souligné les deux organisations.

 

La FIDH et ZimRights ont appelé les autorités du Zimbabwe à mettre un terme à tout acte de harcèlement et à s’abstenir de tout abus du pouvoir en matière d’état d’urgence, dans le but de limiter arbitrairement les libertés individuelles et les droits fondamentaux.

 

 

 

FIN/ INFOSPLUSGABON/MMO/GABON2020

 

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