Bannière

[ Inscrivez-vous ]

Newsletter, Alertes

Des experts des droits de l'homme demandent à la Tanzanie de mettre fin à la "répression" de l'espace civique

Imprimer PDF

Dar-es-Salaam, Tanzanie,  23 juillet (Infosplusgabon) - Des experts indépendants désignés par l'ONU ont demandé, mercredi, à la Tanzanie  d'autoriser la tenue des rassemblements pacifiques en vue des élections d'octobre et de renoncer aux lois "draconiennes".

 

 

 

Dans un appel écrit, les trois Rapporteurs spéciaux ont également accusé le gouvernement de ne pas respecter ses engagements relatifs à la transparence et au partage d'informations, après qu'il a cessé de publier les cas de Covid-19 en fin avril.

 

Exhortant les autorités à abandonner les mesures "qui brident l'espace civique", ils ont cité, en particulier, la Loi sur l'application des droits et devoirs fondamentaux, qui "va à terme empêcher les organisations de déposer plainte au nom des victimes" de violation des droits humains.

 

Dans une déclaration, les Rapporteurs spéciaux notent que ces modifications ont été "rapidement traitées par le Parlement sans les consultations nécessaires".

 

Il s'agissait seulement "des dernières d'une série de lois draconiennes nouvellement promulguées" utilisées pour intimider les activistes, faire taire les journalistes et restreindre davantage la liberté d'expression, de réunion et d'association pacifiques, ont-ils ajouté.

 

Ces faits surviennent dans un contexte de dégradation des droits humains en Tanzanie, d'après les experts de l'ONU, qui travaillent de façon indépendante et présentent un rapport au Conseil des droits de l'homme à Genève.

 

En 2016, les réunions politiques de l'opposition ont été interdites et on assistait à des arrestations répétées de membres de l'opposition, d'activistes et de critiques" ont déclaré Clément Voule, Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et d'association, David Kaye, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, et Mary Lawlor, Rapporteure spéciale sur la situation des défenseurs des droits humains.

 

Selon le communiqué, d'autres mesures ayant des impacts beaucoup plus larges concernent des lois limitant la liberté des médias, la communication électronique et l'accès public aux informations statistiques.

 

“Sur ordre du gouvernement, plusieurs journaux, radios et télévisions en ligne, qui étaient critiques à l'égard du président et du gouvernement, ont été également contraints de payer des amendes et/ou suspendus", notent les experts.

 

Le président John Magufuli a déclaré en début juin que le coronavirus avait disparu du pays.

 

Plusieurs diffuseurs sur internet et des stations en ligne ont été suspendus et condamnés à verser une amende pour avoir "transmis de fausses informations" sur l'approche du pays pour lutter contre la Covdi-19, soulignent les experts.

 

Ils ont ajouté que la Covid-19 avait  "aggravé les inquiétudes pré-existentes liées aux droits de l'homme, notamment concernant le droit à la liberté d'expression, y compris le droit à la liberté de chercher, recevoir et communiquer l'information".

 

La "répression" s'est intensifiée ces dernières semaines, elles se poursuivent avec des informations disant qu'un leader de l'opposition a été attaqué par des agresseurs non identifiés, et huit membres de l'opposition ont été arrêtés pour réunion "illégale".

 

La licence d'un journal a été également suspendue, ont-ils dit, en soulignant qu'un raid de la police a eu lieu durant une formation organisée par la Coalition des défenseurs des droits de l'homme de Tanzanie.

 

Les Rapporteurs spéciaux ont également noté qu'ils ont tenté de contacter le gouvernement tanzanien à plusieurs reprises.

 

"L'intimidation et le harcèlement constants des activistes et des critiques est inacceptable et doit cesser immédiatement" ont-ils souligné.

 

 

FIN/ INFOSPLUSGABON/IKL/GABON2020

 

© Copyright  Infosplusgabon

Newsflash

Kigali, Rwanda, 19 juillet (Infosplusgabon) - Le Rwanda a confirmé samedi 54 nouvelles infections pour la COVID-19, ce qui porte à 1.539 le nombre total de cas dans le pays depuis la mi-mars, a indiqué le ministère de la Santé dans sa dernière mise à jour  à Kigali.