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Tunisie : des recommandations pour mettre un terme à la torture et à la violence institutionnelles

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Tunis Tunisie, 26 juin (Infosplusgabon) - La publication dans le journal officiel en Tunisie du rapport de l'Instance de "vérité et dignité" est une victoire pour les victimes de la torture et de la violence institutionnelles et constitue un important pas dans l'opération de la réconciliation nationale, a soutenu vendredi l'Association des Magistrats tunisiens (AMT), appelant à la nécessité du suivi des recommandations contenues dans le rapport sur les réformes institutionnelles pour garantir la non reproduction des violations des droits de l'homme.

 

 

 

L'AMT a exprimé ce sentiment à l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin de chaque année au cours d'une conférence de presse marquée par la présence, outre de l'AMT, de Avocats sans frontières, de la ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et de l’organisation mondiale contre la torture en Tunisie (OMCT).

 

Toutes ces organisations ont dressé le bilan du chemin qui reste à parcourir pour garantir la préservation de la mémoire et mettre un terme au fléau de la torture et à la chape d’impunité qui le recouvre.

 

Prenant la parole à cette occasion, la Secrétaire générale de l'AMT, Kalthoum Merbah a affirmé que la torture et la violence institutionnelles, de toutes leurs formes, sont toujours présentes en Tunisie, appelant les autorités à mettre l'accent sur les moyens de mettre fin à ce fléau.

 

De son côté, Mme Najla Talbi, directrice du programme SANAD d’assistance pour les victimes de torture de mauvais traitements et de violence institutionnelle affilié à l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a révélé que 352 personnes ont dénoncé ce genre de violence en 2019, précisant que SANAD a porté 132 affaires devant les différents tribunaux de la Tunisie.

 

Les violations flagrantes des droits de l'homme en Tunisie sont encore présentes dans le pays et surviennent souvent lors des arrestations, gardes à vue et détentions.

 

Pour sa part, l'Organisation tunisienne contre la torture avait indiqué jeudi lors d'une conférence de presse de présentation du rapport "emprisonnement des femmes..situation difficile" que 3% des prisonniers en Tunisie sont des femmes.

 

L'état de santé et médical des prisonnières est très difficile sur fond de l'absence de services nécessaires, a déploré l'Organisation, révélant le fait que "les prisonnières pauvres disposent, chacune, d'une seule bouteille d'eau pendant toute semaine".

 

Depuis 2011, au lendemain de l'insurrection populaire, on compte en Tunisie une nouvelle catégorie de prisonnières, les présumées terroristes impliquées dans des opérations terroristes; elles sont au nombre de 60.

 

La Ligue tunisienne des droits de l'homme a affirmé, après avoir effectué des visites aux différentes prisons du pays que l'institution pénitentiaire tunisienne viole la dignité humaine et est loin d'être une maison de correction qui permet la réinsertion des prisonniers dans la société.

 

 

 

FIN/ INFOSPLUSGABON/OLK/GABON2020

 

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