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Gabon : Vers l’exploration des dérivés de digestat pour l’agriculture et la pisciculture

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 LIBREVILLE, 4  février (Infosplusgabon)  - Des chercheurs du Centre  national de la  recherche scientifique et  technologique (CENAREST) ont envisagé d’explorer les  dérivés du  digestat dans les  domaines de la pisciculture et de  l’agriculture afin de  protéger l’environnement  et de  garantir une  sécurité alimentaire qui améliorerait le  bien-être social des populations.

 

 Le digestat se définit comme une boue visqueuse résiduelle, inodore résultant du  fonctionnement  d’un digesteur et réputée pour ses  qualités en tant qu’engrais dans  l’agriculture et fertilisant pour la  pisciculture. Cette  étude va être menée par les  chercheurs  Blaise Rollinat Mboye et Christian Ntoutoume, respectivement bio-écologue et chercheur à l’Institut de  recherche agronomique et forestière (IRAF).

Leurs  travaux vont porter sur l’étude des  possibilités de recycler les déchets  produits par le biogaz et qui serviront par la suite à  produire des  légumes ou  des alimentations pour les  poissons en pisciculture.  Dans ce secteur particulier,  le digestat sera traité de  manière optimale  et utilisé comme fertilisant afin de classer des  cultures  testées en  tenant compte de  leur  bonne croissance.

  Il est question surtout  d’observer les valeurs fertilisantes et d’amender un sol pour qu’il apporte des résultats  probants. Le  digestat sera par conséquent testé avant son utilisation comme engrais étant donné qu’il contient l’intégralité des  éléments fertilisants, excepté l’azote. Plus scientifiquement  parlant,  les chercheurs seront emmenés à observer l’apport du  digestat au  niveau du sol et son  comportement sur les plantes en définissant les  quantités nécessaires d’emploi pour les  différents  types de  sols et de  cultures.

Pour la  pisciculture, les aquariums  et les  bassins  d’élevage seront ensemencées  avec  un suivi de l’évolution du zooplancton dont se  nourrissent les  poissons. Une  analyse de  l’aptitude fertilisante du digestat pour la  production  primaire et les conditions de  fertilisation permettront de  mettre en  exergue les aliments qui favorisent un  développement rapide des poissons, depuis le stade  larvaire.

Les activités de  ces  scientifiques gabonais  font suite au  lancement officiel  par le  Premier ministre  gabonais, Raymond  Ndong Sima,  courant août 2012 du système de  biodigesteur de  l’abattoir d’Owendo, une  commune  située au sud de  Libreville. Le  projet  dénommé Projet de valorisation des  déchets de  l’abattoir d’Owendo (PVDAO) est  développé par un  groupe de travail du mécanisme de développement propre qui  consiste à récupérer les  déchets de  l’abattoir pour alimenter un biodigesteur de 6 m3. Le biogaz ainsi produit permettra de  couvrir les  besoins en énergie de  l’abattoir ainsi que  sa base de vie. 

 Le  dispositif biométhaniseur est le premier pas d’une  longue  marche vers la  production et l’utilisation des  énergies  vertes, locales et à faible coûts. La  construction de  ce  dispositif démontre qu’il est  possible d’exploiter de  grandes quantités de  matières premières énergétiques vertes présent dans  l’environnement  grâce à une  technologie adaptée avec une  main d’œuvre de proximité. Pour protéger l’environnement,  plusieurs autres  pays africains ont  mis en pratique, et avec succès, des programmes de développement et de  promotion du  biogaz. Il  s’agit  notamment de l’Afrique du Sud, du Bénin, du Nigeria, du Mali, du  Burkina Faso et du Cameroun. (Avec les  notes de  l’Union).

FIN/INFOSPLUSGABON/AOL/GABON 2013

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