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Un mort dans des heurts entre manifestants et forces de l’ordre en Tunisie

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Tunis, Tunisie, 9  janvier (Infosplusgabon) - Les troubles qui se sont produits lundi dans la ville de Tébourba, dans le gouvernorat de la Manouba, à une trentaine de kilomètres de Tunis, ont fait un mort parmi les manifestants, a-t-on appris  de sources hospitalière et sécuritaire, confirmées par la suite par le ministère de l'Intérieur.

 

Khomsi Yefrni, 45 ans, qui participait à une manifestation contre la cherté de la vie, a été asphyxié par le gaz lacrymogène et transporté à l’hôpital Rabta de Tunis dans un état critique, et a succombé peu après son admission au service de réanimation, selon les mêmes sources.

 

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, qui cite le staff médical de l’hôpital local de Tébourbal où la victime a été admise initialement, le manifestant décédé était "dans un état anormal et souffrait d’une maladie respiratoire chronique et ne portait aucune trace de violence ou de heurt".

 

Au cours des affrontements, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui leur jetaient des pierres. Plusieurs agents de police ont été blessés.

 

Les manifestations contre la hausse des prix, introduite par la nouvelle loi de finance, ont débuté dimanche et ont vite fait tâche d’huile.

 

Elles se sont étendues à plusieurs régions du pays dont Kasserine, Sidi Bouzid (centre-ouest), Kairouan (centre), Tunis et Sakiet Sidi Youssef (nord-ouest) et ont donné lieu à des affrontements entre les forces de l’ordre et les protestataires.

 

Le nombre des manifestants variait entre des dizaines et quelques centaines, selon des correspondants de presse sur place.

 

A Kasserine, où des manifestants ont pillé le dépôt municipal et volé de nombreuses motos, l’armée est intervenue pour protéger les édifices publics et les axes routiers, a rapporté l'agence officielle TAP.

 

Des médias ont fait dans la soirée de troubles dans les cités populaires de Intilaka où des jeunes ont vandalisé une grande surface et à Attadhamoun où des pilleurs se sont attaqués à deux agences bancaires.

 

A Gafsa, sud-ouest, des manifestants ont attaqué un poste de police et une recette des finances.

 

Décriée par les partis d'opposition, des ONG et de nombreux experts, la loi des finances a suscité une grogne sociale.

 

Elle a instauré des réformes jugées "douloureuses, mais nécessaires" par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire "inquiétant" et redresser une situation économique plongée dans le marasme depuis plusieurs années.

 

Ces réformes étaient exigées par le Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer une troisième tranche d'un crédit global de 2,9 milliards de dollars accordé par étapes à la Tunisie.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/AAS/GABON 2018

 

 

 

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