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Le Niger accuse l’ITIE d’immixtion dans une affaire judiciaire nationale

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Niamey, Niger, 14  novembre (Infosplusgabon) - La suspension du Niger de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) est une "immixtion du Conseil d'administration de cette structure dans une affaire judiciaire nigérienne, a accusé le ministre nigérien des Mines, Hassane Barazé, devant l'Assemblée nationale.

 

Interpellé lundi par l'Assemblée nationale, le ministre des Mines a regretté que l’ITIE ait pris en compte, dans son rapport, des faits d’actualité comme l’affaire dite "Uraniumgate", l’arrestation y relative de certains acteurs de la société civile, ou encore la plainte déposée contre X dans la même affaire qui s’est déroulée en 2017, estimant que "le rapport devait concerner l’exercice fiscal 2014".

 

Selon lui, le Niger a écrit au Conseil d’administration de l’ITIE pour lui signifier son intention de s’en retirer en raison de sa partialité dans l’étude du rapport sur le Niger.

 

Le ministre a souligné qu’après la première validation de son adhésion en 2010, le Niger avait

régulièrement produit ses rapports d'activités.

 

"Le rapport de 2014 n'a été validé qu'en fin 2016 par l'ITIE Niger. Ce rapport porte sur l'exercice fiscal 2014 et à notre grande surprise, ce n'était pas le rapport envoyé. L'association ITIE s'est glissée dans les questions d'actualité, telle que "l'affaire de l'uraniumgate" et la plainte contre X par des acteurs de la société civile dans la même affaire", a-t-il déploré.

 

Dans un communiqué, le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB) s’est indigné la semaine passée de la suspension du Niger par le Conseil d’administration de l’ITIE au terme de la validation du Niger sous la Norme ITIE 2016.

 

On rappelle que l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) a été lancée en 2002 et est devenue aujourd’hui une Norme internationale visant à assurer une meilleure transparence dans la gouvernance des industries extractives.

 

Ayant adhéré à l’Initiative en 2005, le Niger a été admis comme "pays candidat" en 2007 et déclaré "pays conforme" en 2011.

 

Cette conformité est obtenue grâce à plusieurs réformes du cadre légal, notamment l’adoption du Code minier de 2006 et la constitutionnalisation des principes de transparence et de bonne gouvernance dans la Constitution du 25 novembre 2010.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/MOP/ GABON 2017

 

 

 

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