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Bénin : La Zone de libre échange continentale, une obligation pour l’Afrique, selon un expert

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Cotonou, Bénin, 12  novembre (Infosplusgabon) - La Zone de libre échange continentale (ZLEC) est une obligation pour l’Afrique, a déclaré dans une interview  le Dr Adama Coulibaly, un expert de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

 

Revenant sur la ZLEC dont la mise en œuvre a été au centre de la dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale tenue récemment à Addis-Abeba en Ethiopie, le Dr Coulibaly a déclaré que la question de ZLEC vient à point nommé dans un contexte d’incertitude au niveau des marchés traditionnels à savoir les marchés européens, les marchés américains et asiatiques.

«Avec les chocs, les échecs et autres rencontres sur ces marchés, il est indispensable de nous recentrer, de reconsidérer les priorités. La priorité des priorités aujourd’hui, c’est de faire en sorte que nous puissions développer un marché intérieur africain qui sera très bénéfique si nous réunissions sur les programmes qui ont été tracés par les cadres à concrétiser la zone de libre échange et aller plus loin en mettant en place le marché commun des produits agricoles».

Pour ce fonctionnaire des Nations Unies, «le commerce est un instrument, un pilier important après le pilier agriculture et la ZLEC est avant tout le seul moyen pour nous de voir dans quelle mesure le commerce peut être utilisé comme un levier de croissance et de création de richesse entre nos Etats, entre les économies des Etats africains».

«Avec la mise en place de la ZLEC, nous allons construire le plus grand marché jamais réalisé dans le monde ; la construction de ce marché va reposer aujourd’hui sur un milliard de personnes, mais il faut comprendre que d’ici la fin de ce siècle, l’Afrique sera le centre de gravité du monde avec 1 milliard d’habitants. Nous avons-là une opportunité à portée de main», a-t-il souligné.

Et pour pouvoir tirer bénéfice de nos atouts, il nous faut éliminer les frontières, les barrières physiques ou non physiques entre les pays, régler les problèmes d’infrastructures, les  problèmes tarifaires et ceux liés à la circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue de l’espace africain, a-t-il insisté.

Il poursuit en indiquant que «l’enjeu ici, c’est comment construire un marché débarrassé de tout obstacle physique et non physique afin que nous puissions tirer meilleur profit, réunir une zone et faire du continent un continent industrialisé. C’est à travers l’industrialisation de l’agriculture que nous allons parvenir à créer de la richesse et à nous industrialiser».

Pour y arriver, la première responsabilité est de mettre en œuvre des programmes. Que les dirigeants exécutent ces programmes et qu’ils montrent la voie permettant de croire à la voie africaine, a-t-il indiqué.

La dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale, rappelle-t-on, s’est tenue, la semaine écoulée à Addis-Abeba, sous le thème : "Mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale et des gains partagés". Elle a permis d’examiner et de délibérer sur les développements, les risques et les perspectives récents dans des domaines sectoriels spécifiques en ce qui concerne le vaste domaine qu’est l’intégration régionale et à formuler des recommandations qui orienteront le travail dans les deux prochaines années.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/EST/ GABON 2017

 

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