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Libye : Le regain de tension à Benghazi, la prise de contrôle de Werchafana et la polémique sur la liberté d'expression à la Une de la presse libyenne

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Tripoli, Libye, 12  novembre (Infosplusgabon) -  L'attentat-suicide ciblant le vice-ministre de l'Intérieur du gouvernement d'union nationale reconnu par la Communauté internationale, Fraj Kaïem, à Benghazi, a enclenché une série de violences ravivant la tension dans la deuxième ville du pays, ont rapporté des journaux libyens qui ont fait part de la prise de contrôle de la zone de Werchafana (ouest de Tripoli) par les troupes mixtes chargées par le Conseil présidentiel de sécuriser la localité et d'en chasser les "hors-la-loi".

 

L'arrestation à Tripoli des organisateurs de l'exposition "Comic Con", une manifestation artistique, par la Force spéciale de Dissuasion, a soulevé une polémique relative à liberté d'expression et l'esprit d'ouverture de la nouvelle Libye, a retenu l'attention de certains journaux libyens.

 

Al-Wassat a accordé une large couverture à la tentative d'assassinat du capitaine Fraj Kaïem, vice-ministre de l'Intérieur qui a été la cible d'un attentat à la voiture piégée dont il en a accusé le commandement général des forces armées libyennes dirigées par le Maréchal Khalifa Haftar.

 

Faraj Kaïem a survécu à une tentative d'assassinat à la voiture piégée au carrefour de la zone de Sidi Khalifa dans la ville de Benghazi qui a fait un mort et quatre blessés, a précisé le journal.

 

On rappelle que le capitaine Fraj Kaïem a été nommé au poste de vice-ministre de l'Intérieur par le président du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, dans le but de s'allier les faveurs d'Al-Awaguir, une tribu très influente à Benghazi.

 

Selon le journal, cette tentative a suscité le courroux de Fraj Kaïem qui a réaffirmé " sa volonté de continuer à se battre pour l'instauration de la démocratie d'un Etat de droit et d'institutions en Libye afin de couper court à tous les excès et ambitions tyranniques d'où qu'ils viennent ".

 

Le Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale a vivement condamné cette tentative d'assassinat de Fraj Kaïem, a indiqué le journal qui souligne que le Conseil présidentiel a estimé que tels actes ne font qu'envenimer la situation dans le pays et compromettent les efforts de réunification et de réconciliation.

 

Cette tentative d'assassinat a été suivie par un bombardement avec des roquettes sur le Qg de la Force des missions spéciales chargée de lutter contre le terrorisme qui abrite les bureaux du vice-ministre de l'Intérieur, Fraj Kaïem, dans la zone de Bersis, sans faire de victime, a ajouté le journal.

 

Al-Wassat a affirmé que cette attaque a suscité la colère du vice-premier ministre qui a appelé tous les chefs des groupes armés à une réunion au terme de laquelle sera mandaté le général Ounis Boukhamada qui dirige l'unité des forces spéciale Saiqa, du commandement général de l'armée.

 

Mais au lendemain de cette déclaration, un assaut a été donné contre le siège du vice-ministre de l'Intérieur à Bersis par les troupes de Khalifa Haftar qui en ont pris le contrôle, a indiqué le journal qui rapporte que Fraj Kaïem se serait rendu au commandement des forces armés pour être remis au Procureur général militaire dans la région de l'Est.

 

Des initiatives de bons offices ont été menées par les notables et personnalités de la région pour apaiser la tension, a précisé le journal qui indique que le président de la Chambre des représentant (Parlement), Aguila Saleh, a exhorté les acteurs sociaux de la région de Benghazi "à œuvrer à contenir les affrontements afin d'éviter toute escalade de violence".

 

Pour sa part, Afrigatenews s'est intéressé à la prise de contrôle de la zone de Werchafana par les troupes mixtes de Zenten et de Tripoli mandatées par le Conseil présidentiel pour sécuriser la zone soupçonnée d'abriter des hors-la-loi qui ont tué, enlevé et semé l'insécurité dans la région.

 

Dirigée par Oussama Jouilli, ancien ministre de la Défense du gouvernement de transition, la salle commune coordonnant entre les troupes, a pris le contrôle de la ville presque sans effusion de sang, a précisé le journal qui a annoncé que les groupes criminels ont pris la fuite.

 

Le journal électronique a annoncé que 28 militaires de Werchafana ont été liquidés et leurs corps découverts abandonnés dans la zone de Wadi Hira, exécutés froidement par les troupes sous la tutelle du gouvernement d'union nationale.

 

Citant un rapport du Comité national des droits de l'homme, une Ong libyenne se basant sur des informations qu'elle aurait reçues, le journal a écrit que selon les premières investigations, les militaires ont été exécutés, indiquant que le Comité a demandé à la Mission des Nations unies, l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstance de ce meurtre collectif.

 

Pour sa part, le journal électronique anglophone, Libya Herlad, a fait la couverture de l'arrestation des organisateurs et de certains visiteurs de l'exposition "Comi Con" par un groupe armé dirigé par le salafiste, Abdelraouf Kara, accusant ces jeunes libyens, de "mysticisme, d'athéisme, de promotion d'idées maçonniques, de croyance à l'Halloween, de déformation de l'esprit des jeunes et de  Koufer  (la mécréance à l'égard de l'islam)".

 

Le journal a précisé que l'exposition présente des bandes dessinées, des dessins animés, des œuvres d'art, des jeux et des personnages habillés en costumes de leurs héros de films d'action.

 

Libya Herlad a indiqué, citant un des organisateurs, que la Force de Dissuasion a arrêté "plus de 20 personnes: organisateurs, participants et visiteurs. Tous ceux qui portaient un badge, y compris les visiteurs, ont été arrêtés".

 

Rapportant la réaction de la Mission d'Appui des Nations unies en Libye (UnsmilL), le journal a indiqué qu'elle a demandé "la libération immédiate de tous ceux qui ont été arrêtés lorsque la Force de Dissuasion a dispersé l'exposition Comic Con à Tripoli".

 

L'Unsmil a déclaré qu'elle était troublée par les informations faisant état de la détention d'organisateurs et de spectateurs de l'événement qui s'était déroulé l'année dernière sans incident, a indiqué le journal qui précise que la mission onusienne a souligné que "la liberté d'expression et la liberté de réunion étaient des droits humains fondamentaux".

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/EST/ GABON 2017

 

 

 

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