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Tunisie : adoption d'une loi controversée sur "la réconciliation administrative"

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TUNIS, Tunisie, 14 septembre (Infosplusgabon) - Le Parlement tunisien a adopté mercredi soir un projet de loi controversé dit de "réconciliation administrative" visant à amnistier plusieurs milliers de fonctionnaires impliqués et poursuivis dans des affaires de malversations au cours de l’ancien régime dictatorial.

 

Selon le texte, l’amnistie ne concerne que les personnes qui n’ont fait qu’exécuter les ordres de leurs supérieurs sans en avoir tiré profit.

Une autre catégorie qui a bénéficié d’avantages devra rembourser les sommes dues en plus d’une pénalité de 5%. Dans ce cas, les poursuites judiciaires engagées à leur encontre cesseront.

 

Alors que son initiateur, le Président tunisien, Béji Caïd Essebsi, justifie cette loi par le souci d’impulser l’investissement et de relancer l’économie en panne, ses détracteurs l’accusent de vouloir blanchir les corrompus et de consacrer l’impunité.

 

"La raison non avouée est qu’il (le président) veut récompenser ceux qui l’ont aidé et soutenu lors des élections de 2014 pour arriver au pouvoir", a soutenu le député de l’opposition, Fayçal Tebbini.

 

Soufiane Toubal, Président du bloc parlementaire de Nida Tounes, au pouvoir, a dénoncé ce qu’il a qualifié de "diktat de la minorité", plaidant pour "une Tunisie tolérante qui unit tous ses enfants et bannit la haine et la rancœur".

 

Après des débats houleux marqués par une vive tension jamais constatée en Tunisie, au cours desquels élus de la majorité et ceux de l’opposition ont échangé invectives et accusations, le projet de loi a été adopté par une large majorité de 117 voix pour et neuf contre, les principaux partis, y compris le mouvement islamiste Ennahdha, ayant voté en faveur du texte proposé.

 

En dehors de l’enceinte du Parlement, des centaines de manifestants, partisans du collectif de la société civile du nom de "Manich m’sameh" (Je ne pardonnerai pas), ont manifesté dans la soirée pour dénoncer une loi qui "préfigure un retour à l’ancien régime", selon son porte-parole l’avocat Charfeddine Kellil.

 

 

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