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Doha : Une conférence Internationale dénonce les entraves à la liberté d'Expression

Par Antoine  NKOLO LAWSON, envoyé spécial


DOHA, Qatar, 6 août (Infosplusgabon) – La  Ville de  Doha, Qatar, a abrité du  24 au 25 juillet une  Conférence  internationale sur la liberté  d’expression dans  le cadre du  Ritz Carlton Hôtel où environ  300 journalistes,  conférenciers  et  experts des questions des  Droits  Humains se  sont  retrouvés sous les hospices de  la  Fédération  internationale des Journalistes, de  l'Institut international de la  Presse  et du Comité national des  Droits humains.

 

On considère la liberté d'avis et d'expression et la liberté de la presse, comme des pierres angulaires pour la promotion de paix internationale et la sécurité pour chaque société démocratique libre. On les considère aussi comme indispensables pour le développement des individus et la consolidation des principes de transparence et de la responsabilité, qui est à son tour essentiel pour la promotion et la protection de tous les droits de l'homme.  Ces éléments constituent en outre  la base fondamentale pour le plaisir complet  d'une vaste gamme d'autres droits de l'homme, y compris le droit de la liberté d'assemblée paisible et d'association  ainsi que le droit de participer aux affaires publiques.

Selon  bon  nombre de  participants, « beaucoup d'organismes ou des Nations soulignaient à plusieurs reprises que la liberté d'avis et d'expression sont les pierres angulaires d'une société démocratique et orientée  vers le progrès et le développement. L’ONU invite aussi  les États à prêter une attention particulière à la promotion de médias indépendants et pluralistes et souligne  que les peuples  doivent disposer  de la liberté d'expression.

Des mécanismes de droits de l'homme internationaux et régionaux précisent aussi que la liberté d'avis et d'expression sont la base pour le développement durable, le développement humain.

La  crise  du Golfe perdure

Cette  rencontre  internationale est  intervenue à  un  moment  crucial  où un crise diplomatique  opposant le Qatar à l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis (EAU) et le Bahreïn n'a pas encore connu son épilogue, malgré les tentatives de réconciliation menées par le Koweït.

L'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn, qui accusent le Qatar de soutenir le terrorisme, ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Ils ont exprimé des exigences pour la reprise de la coopération diplomatique, dont la fermeture de la base militaire turque, l'ambassade de l'Iran au Qatar et la chaîne  de télévision Al Jazeera.

Le Qatar a refusé ces conditions et les tentatives de réconciliation menées par le Koweït ont échoué. Le blocus instauré par ces pays contre le Qatar est dénoncé par Doha qui a déposé plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce. L'Iran et la Turquie soutiennent le Qatar dans la crise diplomatique qui l'oppose à l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn.

Pour  sa part, Washington a tenté une initiative pour la relance de la coopération diplomatique mais l'Arabie saoudite a préféré les tentatives de réconciliation menées par le Koweït.  Le président turc Erdogan s'est rendu dans nombre de pays du Golfe pour l'obtention de la réconciliation engageant le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn, mais n'a pas réussi.

La crise diplomatique du Golfe semble durer dans le temps et certains politiciens croient que la relance de la coopération engageant ces pays est chose difficile à concrétiser au vu de l'intransigeance des parties en conflit. Le Qatar a paraphé un accord avec Washington contre le soutien au terrorisme.

L'Arabie saoudite s'est félicitée de l'initiative et a noté que les quatre pays adversaires de Doha souhaitent un engagement d'abandon du terrorisme par le Qatar.

 

La promotion des médias et la  liberté d’expression

Un  plaidoyer des  participants  à  la   Conférence de  Doha   invitait  les  Etats à prêter  une attention particulière à la promotion de médias indépendants et pluralistes et soulignait que les droits dont  disposent  les  journalistes doivent aussi être protégés en ligne, particulièrement en ce qui concerne la liberté d'expression.

Aucune restriction ne peut être placée sur l'exercice du droit à la liberté d'expression autre que ceux imposés conformément à la loi et qui est nécessaire dans une société démocratique  en  relation  avec les intérêts de sécurité nationale ou de sécurité publique, l'ordre public, la protection de santé publique ou la protection des droits, des libertés.

Quelques pays qui justifient leurs restrictions de la liberté d'expression évoquent  « la guerre contre le terrorisme ».  Ce faisant,  ils violent les droits de l'homme.   Bien que les technologies modernes, y compris la radiodiffusion numérique, des téléphones portables, les réseaux Internet et sociaux, permettent un environnement qui soutient la liberté d'expression et le droit d'avoir accès et échanger des informations,  elles constituent des défis majeurs à la capacité des gouvernements d'imposer des restrictions de la liberté d'expression et d'échange d'informations.

Plusieurs associations  et  corporations journalistiques  à  travers le monde ont pris  part à  cette  importante réunion et  notamment l’Association gabonaise des journalistes agenciers, de  presse écrite et audiovisuelle (AJAPE).

 

FIN/INFOSPLUSGABON/ANL/GABON 2017

 

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