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Mali : La presse malienne commente la marche de la Plate-forme contre une révision constitutionnelle

LIBREVILLE, 18  juillet (Infosplusgabon) -  La presse malienne a commenté lundi la grande marche organisée samedi à Bamako et dans certaines localités du pays, par  la Plate-forme « An Tè ABANA » (nous refusons, c’est tout, en langue nationale Bamanakan) qui s’oppose au projet de révision de la Constitution du 25 février 1992, initiée par le gouvernement malien.

 

 

 

Le quotidien national "L’Essor", contrairement à l’Office de la radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), a couvert l’évènement. L’Office est resté silencieux sur l’évènement pour des raisons qu'on ignore encore.

 

« La mobilisation ne faiblit pas », écrit "L’Essor" qui souligne que le slogan « Touche pas à ma Constitution » était le principal slogan des milliers de Bamakois qui ont marché samedi pour « exiger le retrait pur et simple du projet de loi portant révision constitutionnelle du 25 février 1992 ».

 

Organisée par la Plate-forme « AN Tè ABANA», les marcheurs dénoncent plusieurs dispositions insérées dans le projet de Constitution, estimant qu’elles accordent trop de pouvoir au président de la République, « toute chose contraire à l’esprit de la démocratie au Mali », indique le journal qui rappelle que la Plate-forme, regroupement d’associations et de partis politiques, s’oppose à la révision constitutionnelle et a, à son actif, plusieurs manifestations demandant le retrait du projet.

 

Pour "L’Indicateur du Renouveau" (quotidien privé), une telle mobilisation même est une aubaine pour les partis qui cherchent à conquérir le pouvoir. « Dans cette bataille ou conquête du pouvoir, une frange importante est guidée par le souci d’un changement générationnel dans le pays », pense le journal qui regrette que derrière les deux camps (majorité et opposition), il se trouve d’autres personnes qui travaillent à voir les Maliens déchirés durablement.

 

"L’Indicateur du Renouveau" croit que le Mali post-crise mérite la compassion de chacun de ses fils et surtout de la concertation pour barrer la route « aux ennemis de la stabilité, de son développement économique, social et culturel » et face à la situation d’insécurité au nord et au centre, les Maliens sont de plus en plus désemparés par la guerre latente dans la capitale, se préoccupe le journal.

 

Le quotidien privé "L’Indépendant", qui écrit en page 5 de son journal: "Une marée humaine mobilisée par la Plate-forme contre le texte". « C’est une véritable marée humaine qui a battu le pavé avec des pancartes et des tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire « Non au référendum », « Touche pas à ma Constitution », « Non, non au renforcement des pouvoirs du président de la République".

 

"L’Indépendant" relate les différents discours prononcés au cours de la manifestation. Le journal rapporte les propos d’un responsable de la Plate-forme qui affirme que: « la Constitution du 25 février 1992 a été écrite avec le sang du peuple. Leur Constitution (pouvoir actuel) a été écrite avec l’encre de l’argent du peuple par des juristes étrangers». Et les responsables de la Plate-forme d’interpeller le président de la République: « Votre Constitution n’est pas celle du peuple, retirez votre projet, renoncez à cette révision constitutionnelle ».

 

Ils interpellent le président de la République sur le respect des droits démocratiques du peuple malien, à savoir le respect de la liberté de réunion, de manifestation, d’expression et d’information.

 

«Cessez de muscler et de harceler les radios et les télévisions libres qui sont soumises à des sanctions administratives et financières qui n’honorent pas la démocratie. Cessez les attaques contre Facebook et les autres réseaux sociaux. Monsieur le président, libérez l’ORTM et mettez fin à l’information à sens unique ».

 

Pour sa part,  "Le Soir de Bamako" (autre quotidien privé) met à sa Une une photo de la marche et écrit « Malgré le verdict de la Cour constitutionnelle, la Plate-forme « AN Tè ABANA » ne démord pas de sa position.

 

La Cour avait récemment statué sur le projet suite aux remarques de l’opposition qui jugeait inconstitutionnelle la révision. Elle n’a pas mis en cause le référendum constitutionnel mais a demandé le renvoi du document à l’Assemblée nationale pour redresser certaines dispositions.

 

Au vu du slogan « Kidal, Ménaka, Mopti, insécurité résiduelle », le journal pense que les marcheurs voudraient égratigner la Cour constitutionnelle qui a employé le terme insécurité résiduelle pour qualifier l’insécurité qui existe et ne cesse de grandir dans les localités du Septentrion et du Centre du pays.

 

Quoi qu’il en soit, note "Le Soir de Bamako", la Cour constitutionnelle a ordonné une relecture du texte qu’incrimine l’opposition et dans ce cas, au nom de la paix et de la stabilité du pays, il serait vraiment plus séant que cette relecture se fasse en très étroite collaboration avec l’opposition politique et les Organisations de la Société civile.

 

« La Plate-forme « AN Tè ABANA » est plus que jamais déterminée pour le retrait du projet », écrit, à sa Une, "Le Républicain" (quotidien privé) qui affiche une grande photo de la marche et des photos en médaillon de certains leaders du mouvement.

 

Dans sa page intérieure, le journal donne la parole à plusieurs responsables de la Plate-forme, qui fustigent tous ce projet de révision constitutionnelle.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/APM/2017

 

 

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