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Afrique : Le peuple Pied-Noir déterminé à disposer de lui-même et à créer une nation

LIBREVILLE, 17  avril (Infosplusgabon) –  C’est avec  une  détermination rarissime  que le gouvernement provisoire  du  peuple Pied-Noir en exil a officiellement  organisé le  13 avril à Montpellier, sa première majeure  exhortant  le droit international des peuples à disposer d’eux mêmes. M.  Jacques  Villard,  porte-parole du gouvernement  provisoire  du  peuple Pied-Noir  en exil,  s’est appesanti  sur  ce  que  fut  le 1er novembre 1954, lorsqu’une organisation indépendantiste, appuyée par un certain nombre de pays du sud de la Méditerranée a déclaré la guerre à la France, qui gérait en Algérie 15 départements de plein droit, reconnus par la communauté internationale.

 

« Nous sommes sereins et déterminés.  Nous ne sommes pas des délateurs ou des hommes du passé.  Nous détenons, en nous, une mission. Nous allons l’accomplir non par l’épée, mais par le verbe », a  déclaré M.  Jacques  Villard,  porte-parole du  gouvernement  provisoire.

Plantant le  décor, M. Villard s’e’st  fait  l’avocat  du peuple Pied-Noir, né de la conversion au judaïsme puis au christianisme d’une certaine partie de la population berbère, de la conquête espagnole du 16ème siècle, de la conquête française du 19ème siècle.

Et de  poursuivre :  « la guerre, entre la France et l’organisation indépendantiste, a duré 8 ans au cours desquels les massacres des populations autochtones de ces trois peuples ont été organisés et programmés par les protagonistes qui s’en rejettent la responsabilité devant l’Histoire ».

L’orateur a rappelé qu’ en mars 1962, le Gouvernement français de l’époque et le Gouvernement provisoire de la République algérienne ont conclu une trêve des combats et un accord de transfert de souveraineté dans le cadre du droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Alors que l’on aurait pu s’attendre à la création d’une nation fédérale préservant l’identité et la spécificité des trois peuples,  (…) s’en est suivi un génocide concerté du peuple européen avec la réduction, entre autre, du ghetto de Bab el Oued le 23 mars 1962 à Alger, le massacre du 26 mars 1962 à Alger par les troupes françaises, le massacre du 5 juillet 1962 à Oran par les troupes arabes.

Les assassinats individuels, les attentats et les enlèvements, accompagnés de la spoliation des biens immobiliers,  a  contraint le peuple Pied-Noir à l’exode pour la quasi-totalité de ses citoyens.

La même mésaventure devait arriver quelques mois plus tard aux Imazighs pour une grande partie de leur peuple après l’indépendance du 1er juillet 1962.

Le peuple Pied-Noir s’est alors réfugié sur tous les continents rejoignant les communautés des leurs qui s’étaient installées au moment de l’Indépendance de la Tunisie et du Maroc et des événements des années 50 en Algérie.

C’est au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, aux Canaries, aux Açores, à la Réunion, à Madagascar ;  en France, en Espagne, en Italie, à Malte, en Belgique, en Suisse, en Catalogne, aux Baléares ;   en Israël et au Liban ; en Argentine, au Brésil, au Canada, à Saint Pierre et Miquelon, aux USA, et enfin  en Nouvelle-Calédonie et en Australie que le peuple Pied-Noir  se  réfugia.

Depuis plus d’un demi-siècle, aucun gouvernement n’a fait respecter les droits de l’homme qui devaient leur être accordés, en particulier au titre de l’article 17.

Et ce, alors  que les Pieds-Noirs ont su verser largement leur sang lors des deux conflits mondiaux pour préserver la liberté et la souveraineté de la France, y compris pendant les Guerres d’Indochine et d’Algérie. Ils  ont également  su surmonter les spoliations, les suicides, les assassinats, les enlèvements, les emprisonnements illégaux, les disparitions en mer, les faillites, la calomnie la destruction systématique de leurs biens mobiliers et immobiliers. Il est  important de  reconnaître qu’ils  ont  su participer largement au renouveau économique de nombreuses régions.

Mais à  l’inverse,  les gouvernements ont ouvert les portes des prisons à ceux des criminels qui avaient attenté à leurs vies, les a amnistiés  et leur a remis, clefs en mains, les biens des Pieds-Noirs par le biais de l’Agence des Biens française, alors que dans le même temps les banques françaises prêtaient aux Pieds-Noirs à taux d’usure un peu d’argent afin de quoi conduire en France les cercueils des défunts, de quoi payer le transport des biens et des personnes, de quoi se loger, se vêtir ou s’alimenter…

L’indemnisation, qui a été accordée, le fut surtout au bénéfice des grandes sociétés françaises, des banques et des métairies qui avaient investi en Afrique du Nord.  80% des Pieds-Noirs étant d’origine modeste, ne possédaient pas de biens significatifs. Ils furent écartés des mesures réparatrices.

Ainsi, pendant un demi-siècle, les Pieds-Noirs ont travaillé durement, ont éduqué leurs enfants, ont pansé leurs plaies, ont enterré leurs morts, ont recherché leurs disparus, ont édifié leurs logis et creusé leurs tombes.

De nos  jours, le  Peuple Pied-Noir a donc décidé, au même titre que le peuple Imazigh qui vient de prendre la même décision, de jouir du droit international dans le cadre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de se doter de l’architecture d’un Etat, par le biais d’une Assemblée constituante et d’un Gouvernement provisoire.

Ce Gouvernement provisoire a commencé à fonctionner comme tout Gouvernement avec des séances de travail régulières concernant le passé, le présent et l’avenir du Peuple Pied Noir mais aussi avec des prises de position sur l’actualité internationale.

L’organigramme fonctionnel du Gouvernement est effectif. Les noms des Ministres et des Secrétaires d’Etat seront connus le 1er novembre 2017 ou avant en cas de crise majeure ou après si les négociations en cours l’exigeaient.

Le Gouvernement, voulant se donner les moyens d’acheter ou de prendre à bail un territoire devrait se doter d’un Fonds International d’Investissement.

Le Gouvernement devra résoudre des questions telles que le drapeau, l’hymne, les Ambassades, les Consulats, les responsables de secteurs, l’organisation de la diaspora, la monnaie, la langue, les timbres, le journal officiel, les cartes d’identités, les passeports, les permis de conduire et tous autres documents. Tout est à construire.

La mission est très large. Nous allons pouvoir créer des emplois multiples même si, pour l’instant, nous sommes tous bénévoles. Il faut comprendre que c’est un événement majeur ; unique dans l’Histoire de la France territoriale. (Source  : Département Communication du peuple  Pied-Noir en exil).

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/MOP/2017

 

 

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