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Sénégal : Les fermes ANIDA commencent à changer la vie des populations

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Ziguinchor, Sénégal, 19 septembre (Infosplusgabon) - Les fermes de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole du Sénégal (ANIDA) sont en train de changer la vie de beaucoup de gens en Casamance, au Sud du pays. De nombreux jeunes restés dans les villages commencent à gagner des revenus assez substantiels au niveau de ces fermes qui sont réparties dans plusieurs villages.

 

Les jeunes qui y travaillent sont organisés en groupements d’intérêt économique (GIE). C’est le cas par exemple à Coumbaboura, dans la région de Kolda, qui abrite l’une de ces fermes. Les jeunes qui l’exploitent sont en train de récolter les fruits de leur labeur. Actuellement, ils sont en pleine récolte de piment et se frottent véritablement les mains car les prix de cette spéculation sont intéressants sur le marché local à cette période de l’année.

 

 

‘’Nous récoltons actuellement le piment dont c’est la période. La production est très bonne cette année et les prix aussi, puisque le kilogramme est vendu à 3 000 F CFA au marché de Kolda. Cela nous permet de disposer de ressources pour entretenir nos familles pendant cette période de soudure. Vraiment, on ne se plaint pas, car nous parvenons à bien gagner notre vie grâce au travail que nous menons au niveau de cette ferme’’, confie Abdoul Khadre Baldé, le président du GIE local. Selon lui, cette ferme contribue aussi à lutter contre l’insécurité alimentaire dans leur localité avec les produits qui y sortent.

 

 

Bouna Koïta, le maire de la localité, relève que les bienfaits de cette ferme sont très nombreux. ‘’Elle permet de fixer les jeunes dans leurs villages et y travailler. Beaucoup de jeunes ont renoncé à l’exode rural et à l’émigration clandestine depuis que cette ferme est là’’, lance-t-il.

 

 

 

Au niveau de la ferme des Kalounayes aussi, dans la région de Ziguinchor, beaucoup de jeunes garçons et filles parviennent à gagner de l’argent depuis plus d’un an.

 

 

 

Selon le président du GIE qui regroupe près de 100 jeunes, garçons et filles, la production est en fonction des périodes. Autrement, ils choisissent les périodes où il faut produire telle ou telle spéculation. Pour ce qui est du piment, pour la tomate ou le poivron, par exemple, ils démarrent la production au mois d’avril pour pouvoir récolter pendant la saison des pluies où les prix sont très intéressants sur le marché. Selon Maodho Sané, un des membres du GIE, chaque membre parvient à gagner plus de 300 000 F CFA par campagne. Ce qui n’est pas négligeable pour un habitant de la "brousse" quand on sait que trouver 5 000 F CFA est un véritable casse-tête, affirme-t-il.

 

 

 

‘’A chaque campagne, chaque membre du GIE peut gagner plus de 300 000 F CFA et cet argent nous soulage beaucoup. Vous savez ici au village, c’est très difficile d’avoir même 5 000 F CFA. Nous parvenons à nourrir nos familles et à subvenir à tous nos petits besoins. Et à chaque fois, nous avons un peu d’argent de poche pour les urgences de la famille. Sincèrement, le travail que nous menons au niveau de notre ferme nous soulage beaucoup, nous ne sommes plus pauvres comme avant ; la galère est maintenant derrière nous’’, avance-t-il.

 

 

 

Et en plus de l’argent qu’ils gagnent, ils se forment aussi car chaque campagne renforce leurs expériences en techniques agricoles, fait remarquer Maodho Sané.

 

 

 

‘’Le travail que nous menons au niveau de la ferme nous permet aussi de renforcer notre savoir en matière agricole. A chaque campagne, on rectifie tout ce qui n’avait pas marché la campagne précédente et cela nous permet d’améliorer nos rendements. C’est le cas par exemple avec la tomate où nous récoltons actuellement deux fois plus qu’avant parce que nous avons compris qu’en empaillant les plantes, elles produisent plus car les racines conservent plus longtemps l’eau’’, relève-t-il.

 

 

 

A côté du maraîchage, les occupants de la ferme font de l’apiculture également, et à chaque campagne, ils doublent leur production de miel. Cela a fait de leur localité un point d’approvisionnement de miel. Des gens quittent les grandes villes comme Ziguinchor pour s’y approvisionner en miel. Ce business commence à s’y développer de façon considérable générant des revenus assez intéressants.

 

 

 

Selon Abdou Badji, certains apiculteurs de la ferme parviennent à produire jusqu’à 300 litres de miel par campagne. Ce qui leur permet d’avoir des revenus qui tournent autour de 400 000 F CFA, car le litre de miel coûte 1 500 F CFA au niveau des producteurs.

 

 

 

‘’L’apiculture commence à se développer dans notre zone grâce à la ferme. Beaucoup de jeunes qui y travaillent font de l’apiculture à côté du maraîchage. Et les plus rodés arrivent à produire jusqu’à 300 litres par campagne maintenant. Cela leur permet de gagner des revenus supplémentaires qui peuvent tourner autour de 400 000F CFA par campagne’’, renseigne-t-il. Un des producteurs révèle que des opérateurs japonais commencent à s’intéresser à leurs activités. A l’en croire, ces opérateurs japonais leur ont proposé même des partenariats qui leur permettront de vendre leur miel au Japon. Mais pour pouvoir exploiter ce marché, ils devront s’organiser en coopérative et intensifier leur production pour avoir des quantités beaucoup plus importantes.

 

 

 

Par contre, d’autres fermiers s’adonnent à l’aviculture. C’est le cas de Christian Diandy qui tient une ferme à la périphérie de Ziguinchor. A côté de ses activités maraîchères, il développe un grand élevage de poulets dans sa ferme. Il a plusieurs poulaillers et met au moins une bande de 2 000 poussins pour une campagne de 45 jours. Ce qui lui permet de faire un bénéfice de près d’un million de F CFA, confie-t-il, indiquant qu’il ambitionne d’atteindre une production de 5 000 poulets par campagne d’ici l’année prochaine.

 

‘’Mon ambition, c’est de produire au moins 5 000 poulets par campagne d’ici l’année prochaine. Je suis en train de former des jeunes qui vont venir m’aider à développer l’activité comme je le fais avec le maraîchage où j’ai recruté 5 jeunes qui travaillent pour moi. Ces jeunes gagnent au moins 100 000 F CFA par mois. Je veux que cette ferme se développe pour devenir un exemple dans la région’’, affirme-t-il, révélant que l’un de ses rêves, c’est d’y ouvrir un centre de formation en maraîchage et en aviculture pour les jeunes.

 

 

 

Baye Diédhiou qui a créé sa propre ferme dit nourrir la même idée. Il dit qu’il a déjà commencé à travailler avec le lycée agricole de Bignona qui lui envoie à chaque campagne des stagiaires depuis l’année dernière.

 

 

 

‘’On peut développer beaucoup de choses dans les domaines du maraîchage et de l’élevage ici en Casamance où les potentialités sont énormes. Il suffit juste d’avoir de la volonté et des ambitions. Moi, je n’ai même pas attendu un quelconque programme de l’Etat pour démarrer mes activités. Et aujourd’hui, je commence à voir les résultats puisque mes spéculations se vendent bien sur le marché local et les revenus que j’en tire me permettent de couvrir tous les besoins de ma famille durant toute l’année. Je travaille en partenariat avec le lycée agricole de Bignona qui m’envoie régulièrement des stagiaires qui viennent se perfectionner ici. Je suis très fier de ça’’, assure-t-il.

 

 

 

‘’Mon ambition, c’est de mettre en place deux salles de formation ici même pour former des jeunes et leur montrer que c’est possible de réussir dans ces activités. Je n’ai pas des moyens de construire quelque chose de moderne, je vais construire avec du banco pour un début’’, note-t-il.

 

 

 

A signaler que Baye encadre également plusieurs groupements de femmes qui travaillent dans le maraîchage. Il se rende régulièrement dans leurs blocs maraîchers pour leur montrer les techniques de production. C’est également lui qui leur installe le système de goutte-à-goutte.

 

 

 

Landing Sané, un technicien en aviculture souligne qu’il y a de grosses potentialités ici en Casamance, et notamment dans le domaine de l’élevage. Il suffit que les jeunes aient un peu d’imagination et de volonté pour y réussir, indique-t-il. Il a déjà formé des milliers de jeunes dans les techniques d’élevage de poulets de chair dans plusieurs localités de la Casamance dans le cadre de projets de développement local. Et il encadre beaucoup de fermes de la région créées par des structures de l’Etat ou des promoteurs privés.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/ABR/GABON2019

 

 

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