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La chenille légionnaire risque de compromettre toutes les politiques agricoles, selon le président nigérien

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Niamey, Niger, 13 septembre (Infosplusgabon) – "La chenille légionnaire risque de compromettre toutes les politiques agricoles et l’Afrique continuera à importer le riz d’Asie, le maïs d’Amérique latine et le sorgho d’Amérique du Nord pour nourrir sa population", a averti jeudi à Ouagadougou le président du Niger, Issoufou Mahamadou.

 

Le chef de l’Etat nigérien qui intervenait lors de la conférence régionale sur la chenille légionnaire d’automne au Sahel et en Afrique de l’Ouest a dit qu’il s’agit de trouver des solutions à une menace jusque-là inconnue et qui risque de compromettre les programmes de développement agricole et par conséquent la résilience des populations rurales.

 

La chenille légionnaire d’automne est un insecte ravageur qui attaque plus de 80 espèces de plantes, causant des dégâts à des céréales cultivées telles que le maïs, le riz et le sorgho, aux cultures maraîchères et au coton.

 

L’essentiel des produits agricoles cultivés dans le Sahel et la région Afrique de l’Ouest sont "sous la menace de cet insecte récemment apparu dans notre région et face à laquelle nos agronomes et nos agriculteurs sont désarmés", a averti le président nigérien.

 

Selon la FAO, la chenille légionnaire est originaire des régions tropicales et sub-tropicales des Amériques. C’est le stade larvaire de l’insecte, c’est-à-dire la chenille, qui cause des dégâts. L’insecte adulte vole sur de longues distances, ce qui favorise l’augmentation des populations de la chenille du fait de la possibilité de trouver davantage de plantes hôtes pour se multiplier.

 

Selon le président Issoufou Mahamadou, la chenille légionnaire apparue au Niger pour la première fois en 2016 à la frontière ouest du pays a déjà parcouru des centaines de kilomètres et s’est essaimée sur l’ensemble du territoire national y compris sur les montagnes de l’Air à plus de 1000 kilomètres à l’Est et ce en moins d’un an.

 

Face à la situation, le Niger avait élaboré dès octobre 2018 un plan d’actions axé sur la formation et la sensibilisation des agents d’agriculture et les producteurs sur l’émergence de la chenille légionnaire d’automne en tant que nouvel insecte ravageur, la prospection et la surveillance des cultures attaquées, l’approfondissement des connaissances sur le cycle biologique de l’insecte.

 

La mise en œuvre de ce plan d’action a permis d’obtenir d’ores des résultats, notamment la sensibilisation des agents d’encadrement et de producteurs et leaders d’opinion, l’expérimentation des méthodes de lutte mécanique, alternative et chimique qui a fait ressortir que les larves se cachent dans la spirale le jour et ressortent la nuit, d’où la nécessité de faire le traitement le soir ou très tôt le matin.

 

"La chenille légionnaire nous arrive dans un contexte où nous avons une ambition très forte pour l’agriculture en Afrique", a noté le président nigérien, rappelant qu’au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la 20ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, sous l’impulsion du Comité de Haut niveau sur la sécurité alimentaire, a adopté en juillet 2018 à Lomé, la Déclaration sur la gestion du risque phytosanitaire lié à la chenille légionnaire d’automne.

 

Prenant la mesure de cette déclaration, la Commission de l’UEMOA travaille avec le Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS), pour pallier l’inexistence de pesticides homologués contre ce ravageur.

 

A cet effet, la Commission finance les études nécessaires à l’homologation des formulations de pesticides de même que les activités opérationnelles pour mener les essais multi-locaux sur sites en vue de rendre disponibles des pesticides pour une gestion efficace de ce nouveau ravageur dans l’espace communautaire.

 

Le chef de l’Etat nigérien, président du Comité de haut niveau sur la sécurité alimentaire de l’UEMOA, au regard du "caractère transfrontalier de cette menace", a exhorté la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à emboîter le pas à la Commission de l’UEMOA et au CILSS pour élaborer une stratégie régionale assortie d’un plan d’actions pour une gestion durable de la situation née de l’apparition de cet insecte ravageur.

 

Il a également invité les partenaires à travailler aux côtés des gouvernements du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest pour développer et mettre en œuvre des projets visant l’éradication complète de cette calamité.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/MPU/GABON2019

 

 

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