Bannière

[ Inscrivez-vous ]

Newsletter, Alertes

Des populations zimbabwéennes poussées par la faim attendues en Afrique du Sud

Imprimer PDF

Harare, Zimbabwe, 11 août (Infosplusgabon)- L'organisation humanitaire basée aux Etats-Unis, Refugees International (RI), a révélé ce dimanche  que des dirigeants sud-africains travaillant dans l'aide humanitaire prévoient l'arrivée dans leur pays d'un nombre important de populations en provenance de Zimbabwe, en raison de la famine qui prévaut dans ce pays de l'Afrique australe.

 

Plusieurs agences humanitaires ont déclaré que la sécheresse au Zimbabwe et la dégradation continue de l'environnement macro-économique contribuent à l'augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim que le gouvernement avait estimé à 6,7 millions l'année dernière.

 

Un rapport de la RI sur l'impact du cyclone "Idai" au Zimbabwe et en Mozambique  renseigne que 14 millions de personnes, selon les prévisions, vont être frappées par la famine d'ici la fin de l'année. Devant une telle situation, les responsables de l'aide humanitaire ont exprimé des craintes par rapport à un exode massif de ces populations vers l'Afrique du Sud.

 

"Au Zimbabwe, plusieurs haut-fonctionnaires chargés de l'aide ont confié à la RI qu'il pourrait y avoir des mouvements massifs de populations en direction de l'Afrique du Sud, si la situation alimentaire ne s'améliorait pas. Cependant, la conscience d'une crise alimentaire qui pointe à l'horizon, selon la RI, ne garantit pas une action. Les agences onusiennes et les autres organisations humanitaires ont besoin d'un soutien décisif de la part des bailleurs de fonds pour mettre en exécution leurs plans de riposte et de prévention," lit-on dans ledit rapport.

 

Selon les données recueillies par le service des Nations-unies en charge des affaires économiques et sociales, il y avait officiellement 475,406 migrants zimbabwéens qui vivaient en Afrique du Sud en 2015. Mais de manière officieuse, ils seraient environ 3 à 4 millions à vivre dans le pays.

 

Dans une autre étude du programme de migration de l'Afrique australe effectuée auprès de 500 migrants zimbabwéens, qui s'étaient rendus en Afrique du Sud entre 2005 et 2010, la recherche de meilleures perspectives économiques et les dures conditions de vie dans leur pays ont été cités comme les principaux facteurs de leur immigration vers la première économie de l'Afrique australe. Et 84 pour cent parmi ces 500 personnes ont quitté leur pays en raison de la faim, de la crise alimentaire, et des conditions d'existence très dures.

 

"La probabilité de la propagation de la faim au Mozambique et au Zimbabwe est particulièrement élevée au regard de la sécheresse persistante qui a réduit considérablement les stocks alimentaires à travers la région. Les deux pays s'apprêteraient à importer du blé et du maïs à partir de pays tels que le Mexique. Cependant, une telle chose va prendre assez de temps. De plus, tandis que le Mozambique est dans une meilleure situation financière pouvant l'aider à faire des importations de céréales, l'économie Zimbabwéenne se trouve complètement dans le chaos." souligne une partie du rapport de la RI.

 

Selon les Nations-unies, la sécheresse prolongée au Zimbabwe a entraîné une production annuelle de maïs de moins de 50%, de même qu'une diminution considérable des réserves stratégiques de céréales.

 

"Le gouvernement estime que le déficit en matière d'approvisionnement alimentaire se situe à plus de 900000 tonnes. Les rendements des récoltes au niveau des fermes communales ont été sévèrement touchés et les greniers ne peuvent alimenter les foyers que pour une période de trois mois au maximum. La crise de l'approvisionnement en denrées alimentaires a été exacerbée par les chocs économiques liés à l'austérité", indique une partie du document d'appel humanitaire révisé des Nations-unies-Zimbabwe.

 

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/BIC/GABON2019

 

 

 

 

© Copyright Infosplusgabon

Qui est en ligne!

Nous avons 3033 invités en ligne

Publicité

Liaisons Représentées:

Newsflash

Faites-nous parvenir vos petites annonces à publier en ligne par mail du lundi au samedi, de 8 heures à 18 heures à l’adresse contact@infosplusgabon.com ou par SMS. Les annonces toutes rubriques confondues sans photos de 60 signes Coûtent 2500 F CFA. Annonces avec une photo à 3500 F CFA. Les règlements se font via airtel money au 07843371.

DEPÊCHES