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Le Conseil de sécurité de l'ONU en session d'urgence alors que 3 employés de l'ONU sont tués dans un attentat à Benghazi

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New York, Etats-unis, 11 août (Infosplusgabon) - Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné, samedi, un attentat à la voiture piégée devant un centre commercial à Benghazi, en Libye, faisant trois morts et trois blessés parmi les employés de l'ONU ainsi que des dizaines de civils blessés.

 

 

Le Conseil de sécurité a convoqué une session d'urgence à New York plus tard dans la journée pour examiner les derniers développements ayant une incidence sur le pays nord-africain déchiré par la guerre.

 

Selon un communiqué du représentant spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salame, les membres du personnel décédés et blessés servaient de la Mission d’appui des Nations unies dans le pays (MANUL), qu’il dirige. Des dizaines de civils ont également été blessés par l'explosion.

 

''Cette attaque lâche, qui survient à un moment où les Libyens s’activent pour préparer l'Aïd al-Adha, nous rappelle de nouveau avec force l’impérieuse nécessité pour les Libyens de cesser les combats, de mettre de côté leurs différends et de travailler ensemble par le dialogue, et non la violence, pour mettre fin au conflit", a-t-il déclaré.

 

M. Salame a ajouté: ''Cette attaque ne nous découragera pas, elle ne nous empêchera pas non plus de nous acquitter de notre devoir d'instaurer la paix, la stabilité et la prospérité pour la Libye et pour son peuple''.

 

Dans un communiqué de son porte-parole, M. Guterres a déclaré qu'il avait condamné l'attaque "dans les termes les plus énergiques" et avait adressé ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées.

 

Il appelle les autorités libyennes à ne ménager aucun effort pour identifier et traduire rapidement en justice les auteurs de cet attentat.

 

"Le secrétaire général appelle toutes les parties à respecter la trêve humanitaire instaurée pendant l'Aïd al-Adha et à retourner à la table des négociations pour instaurer un avenir pacifique que mérite le peuple libyen", ajoute le communiqué.

 

L'ONU tente de négocier une trêve dans les combats qui ont éclaté à la suite d'un important assaut mené en avril dans la banlieue sud de la capitale, Tripoli, par les forces de la soi-disant Armée nationale libyenne (LNA) et des forces loyales au gouvernement d'union nationale par soutenu par l’ONU (GNA).

 

La LNA basée à Benghazi n’a pas pu avancer au-delà de la banlieue sud de Tripoli, mais elle contrôle de grandes étendues de l’est et du sud de la Libye, sous le commandement de son chef, Khalifa Haftar. Des centaines de civils et de combattants ont été tués dans les combats, tandis que plus de 100.000 personnes ont été forcées de fuir leurs domiciles.

 

Entre-temps, des dizaines de milliers de personnes ont traversé la frontière tunisienne pour chercher refuge.

 

Le gouvernement et la LNA ont tous deux accepté une proposition de cessez-le-feu adoptée par l'ONU pendant la fête musulmane de l'Aïd, célébrée à partir de dimanche. La MANUL a publié, samedi, un communiqué dans lequel elle se félicitait de l’accord ''conclu par les parties concernées sur le principe de la trêve humanitaire''.

 

Joanna Wroneka, ambassadrice de la Pologne aux Nations unies qui assure actuellement la présidence du Conseil pour le mois d'août, a déclaré, au nom de cette instance composée de 15 membres, qu'elle condamnait ''dans les termes les plus sévères cette attaque extrêmement meurtrière et totalement inacceptable perpétrée aujourd'hui contre les Nations unies''.

 

Elle a transmis les plus sincères condoléances des membres du Conseil aux familles des victimes, ''nous commémorons le sacrifice ultime pour la paix consenti par ces braves agents travaillant dans le cadre d’un mandat du conseil afin d’assurer un avenir plus sûr au peuple libyen''.

 

La sous-secrétaire générale des Nations unies pour l'Afrique, Bintou Keita, a informé le Conseil tard samedi après-midi à New York, affirmant que l'attaque "met en exergue le danger permanent constitué par le terrorisme dans tout le pays et les limites d'un contrôle de sécurité efficace en l’absence d’une force militaire et de police gouvernementale présente dans l’ensemble du pays''.

 

Elle a affirmé que la violence chronique et l'instabilité "créaient un vide facilement exploité par des éléments radicaux qui trouvent un terrain fertile avec le chaos et la violence" et a noté que l'attaque avait eu lieu dans une zone "supposée être sous le contrôle total" de la LNA.

 

"L'ONU n'a pas l'intention d'évacuer de Libye", a-t-elle déclaré. "Notre place reste dans un avenir proche, aux côtés du peuple libyen, à l'instar de nos braves collègues qui ont donné leur vie aujourd'hui''.

 

Mme Keita a exprimé l'espoir que les deux parties respecteraient la trêve de l'Aïd ''de bonne foi, dans le respect de leur engagement public. La violence insensée et absurde doit cesser''.

 

Elle a noté que la Libye ne pourrait lutter contre le terrorisme, "la tragédie de l'immigration clandestine" ou l'effondrement continu de son économie, sans s'unir pour parvenir à un règlement politique commun à travers un processus politique convenu.

 

La MANUL avait travaillé d'arrache-pied dans les jours qui ont précédé la trêve. ''Il est essentiel que cette trêve soit approfondie et renforcée'' par le biais de mesures de confiance telles que les échanges de prisonniers. Elle a exhorté les parties à se rendre rapidement à une réunion internationale afin de réaffirmer leur engagement en faveur d'une feuille de route pour faire passer le pays d'un conflit à un processus démocratique et pacifique.

 

Elle a déclaré que ''le glissement rapide du sud de la Libye dans le chaos et les querelles intercommunales était un présage inquiétant de ce qui pourrait s’ensuivre en cas d’intensification du conflit''.

 

 

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