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Kenya: le CNR tire la sonnette d'alarme sur le déficit du financement humanitaire requis pour satisfaire les besoins

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Nairobi, Kenya, 16 juillet (Infosplusgabon) - Les organisations humanitaires n'ont reçu que 27 pour cent du montant requis, à mi-chemin de l'année 2019, pour octroyer de l'assistance humanitaire aux personnes affectées par les crises à l'échelle planétaire, a révélé le Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR).

 

L'organisation internationale a déclaré dans un communiqué qu'elle est profondément préoccupée par la situation des populations qui sont en train d'expérimenter les dures conséquences des réductions du financement humanitaire.


"La pénurie de fonds est inquiétante. En dépit de la hausse des besoins, l'argent nécessaire pour la couverture des besoins humanitaires se fait rare par rapport à cette même période de l'année dernière", a souligné Jan Egeland du CNR.


Chaque année, les organisations humanitaires et les Nations unies collaborent ensemble pour lancer des appels humanitaires en se basant sur les évaluations des besoins dans les pays affectés par les crises. Pour cette année, la somme requise pour venir en aide à 94 millions de personnes qui sont dans le besoin à travers le monde, est estimé à 26 millions de dollars américains.


Jusqu'ici, les pays donateurs n'ont contribué qu'à hauteur de 7 milliards de dollars américains- soit 27 pour cent du montant requis, selon les services de surveillance financière des Nations unies.


Cette somme reçue pour cette année 2019 qui est à mi-chemin est inférieure à 2 milliards de dollars américains de moins par rapport à celle de l'année dernière et à la même période, a ajouté le Conseil.


Les déficits de financement les plus considérables sont notés du côté du Cameroun et de la République Démocratique du Congo (RDC) où les appels humanitaires qui avaient été lancés n'ont été satisfaits que de l'ordre de 20 pour cent.


"L'assistance humanitaire se fait rare en RDC, un pays touché par un cocktail toxique de conflits, de déplacements massifs et de l'apparition du virus Ebola. Même les fonds mobilisés pour financer les besoins des réfugiés s'épuisent," a-t-il ajouté.


"Ne nous trompons pas en pensant que le montant nécessaire est trop élevé ou la mission trop difficile. C'est juste une question de priorité", a soutenu M. Egeland.


Le patron du CNR a encore ajouté qu'au moment où le financement humanitaire se fait rare, les dépenses militaires totales dans le monde ont augmenté à hauteur de 1,8 trillion de dollars américains, soit un montant dépassant de loin le financement nécessaire pour couvrir les déficits.

"Le coût requis pour combler le déficit du financement humanitaire et octroyer aux populations des soutiens de base se tourne environ à un pour cent du montant de cette hausse des dépenses militaires mondiales," a indiqué M. Egeland.


La crise liée à la pénurie des fonds pour la satisfaction des besoins humanitaires est le résultat, selon le directeur du CNR, du prolongement de la durée des crises humanitaires à travers le monde et de l'émergence de plus en plus de politiques égoïstes et motivées par des intérêts nationaux au niveau des pays riches.


"Aujourd'hui, beaucoup de personnes touchées par le conflit, la sécheresse et la faim, ne reçoivent pas du tout d'assistance humanitaire. Ceci incite les mères de familles à diminuer le nombre de plats préparés par jour pour leur progéniture afin d'économiser le peu de nourriture disponible. Parmi les autres problèmes causés par le conflit, on peut citer le manque de latrines qui est souvent à l'origine de la propagation des maladies liées à l'eau", a informé M. Egeland, avant de renouveler son appel en direction des pays donateurs traditionnels et des nouveaux pays pour l'augmentation de manière urgente de leur soutien humanitaire.

 


FIN/INFOSPLUSGABON/HGB/GABON2019

 

 


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