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Bujumbura, Burundi, 14 mai (Infosplusgabon) - Le recrutement des employs locaux au sein des organisations non gouvernementales internationales doit tenir compte des quilibres ethniques et de genre, prvus par la Constitution burundaise, en vue de corriger les dsquilibres dj constats" et de "contribuer la cohsion sociale , a-t-on appris, lundi, dun communiqu du gouvernement.

Le rappel lordre intervient aprs le dpart de plusieurs ONG internationales qui, "au nom de l'thique professionnel", refusaient de souscrire aux fichages ethniques .

Le communiqu officiel ritre des sanctions pour tout manquement aux dispositions lgales , que ce soit envers les candidats qui auront menti sur leur identit, que ce soit lendroit des membres des comits de recrutement qui auront manqu leurs obligations .

Au dernier dcompte du ministre burundais de lIntrieur, 84 de la centaine d'ONG internationales oeuvrant dans le pays se sont dj conformes la nouvelle loi les rgissant.

En plus des quotas ethniques de 60% de Hutu (communaut majoritaire au Burundi) et de 40% de Tutsi (minoritaires) respecter au recrutement, la nouvelle loi sur les ONG prvoit encore un strict contrle de leurs finances et des frais administratifs lagrment.

Dun autre ct, lEtat burundais promet des facilits aux ONG oprant encore dans le pays, notamment la mise leur disposition dun Guichet unique .

Le guichet a pour but dapporter "des solutions rapides" aux diffrents problmes que rencontrent les ONG trangres dans le suivi de leurs dossiers en rapport avec leur implantation au Burundi.

Le constat officiel est que plusieurs ministres interviennent dans la gestion des dossiers dagrment, denregistrement, du protocole dexcution et dimplantation dune ONG trangre sur terrain, ce qui est de nature compliquer ou ralentir les procdures .

LEtat burundais prvoit encore la cration dun comit interministriel de suivi-valuation des ONG trangres dont une part importante des aides est affecte leur fonctionnement, au dtriment des activits de dveloppement du Burundi.

Ainsi, le comit doit veiller ce que les aides des ONG internationales sintgrent dans les circuits administratifs et financiers du pays, stipule le communiqu officiel.

De lavis gnral des observateurs Bujumbura, l'enjeu est que les ONG internationales sont devenues la principale source de devises pour le Burundi.

Les principaux partenaires techniques et financiers traditionnels ont tourn le dos au pays suite la crise politique et des droits humains, nes des lections controverses et mailles de violences de 2015.

FIN/INFOSPLUSGABON/IUY/GABON2019

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