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Le nombre de déplacés internes a atteint un niveau record, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés

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Genève, Suisse, 10 mai (Infosplusgabon) – Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays en raison des violences et des conflits atteint le chiffre record de 41,3 millions, selon un nouveau rapport du Centre de surveillance du déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

 

Le nombre de personnes vivant en déplacement interne dans le monde à la fin de l'année 2018 n'a jamais été aussi élevé, d'après le Rapport mondial sur le déplacement interne publié jeudi au siège des Nations unies à Genève.

 

Ce nombre a augmenté de plus d'un million à la fin de l'année 2018 et dépasse de plus de deux-tiers celui des réfugiés, selon le rapport.

 

"Ce chiffre record est le résultat de déplacements cycliques et prolongés, et des niveaux élevés des nouveaux déplacements entre janvier et décembre 2018. L'IDMC a enregistré 28 millions de nouveaux déplacements internes liés à un conflit, à la violence généralisée et aux catastrophes en 2018", a noté NRC.

 

Un communiqué indique que les conflits en cours en République démocratique du Congo (RDC) et en Syrie, et une hausse des tensions intercommunautaires en Ethiopie, au Cameroun et dans la région de la Ceinture Centrale du Nigeria sont à l'origine de l'essentiel de ces 10,8 millions de nouveaux déplacés liés aux violences et aux conflits.

 

Les personnes déplacées internes (IDP) qui ont tenté de rentrer chez elles en Irak, au Nigeria et en Syrie au cours de l'année ont retrouvé leurs maisons détruites, les infrastructures endommagées et les services de base inexistants.

 

“Le rapport de cette année est un triste rappel de la récurrence du déplacement, et de l'urgence et de l'importance des besoins des IDP. La plupart des facteurs qui poussent les gens à quitter leurs foyers les empêchent aujourd'hui de rentrer ou de trouver des solutions dans les endroits où ils se sont installés," a constaté la directrice de l'IDMC, Alexandra Bilak.

 

Selon le communiqué, les événements climatiques extrêmes sont responsables de la majorité des 17,2 millions de nouveaux déplacements liés aux catastrophes en 2018.

 

Les cyclones tropicaux et les inondations dues à la mousson ont entraîné un déplacement de masse aux Philippines, en Chine et en Inde, essentiellement sous la forme d'évacuations.

 

La Californie a été victime des incendies les plus destructeurs de son histoire, qui ont poussé des centaines de milliers de personnes à se déplacer.

 

Un certain nombre de pays ont été affectés à la fois par un conflit et des catastrophes. La sécheresse en Afghanistan a provoqué plus de déplacements que le conflit armé, et la crise dans le nord-est du Nigeria a été aggravée par les inondations.

 

“Les conclusions de ce rapport sont un signal d'alarme pour les dirigeants du monde entier. Des millions de personnes contraintes de fuir leurs domiciles l'année dernière sont lésées par une gouvernance nationale inefficace et une diplomatie internationale insuffisante. Parce qu'elles ne franchissent pas une frontière, elles suscitent une attention dérisoire de la part de la communauté internationale", a estimé le secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, Jan Egeland.

 

“Toutes les personnes déplacées ont droit à la protection et la communauté internationale a le devoir de l'assurer", a-t-il estimé.

 

Le rapport révèle que le déplacement interne est un phénomène urbain en hausse. La guerre dans les villes telles que Dara'a, en Syrie, Hodeidah, au Yémen et Tripoli, en Libye ont enregistré l'essentiel des déplacements internes comptabilisés au Moyen-Orient en 2018. Des centres urbains tels que Dhaka, au Bangladesh, sont également la destination préférée pour beaucoup de personnes fuyant les effets du changement climatique.

 

Le rapport souligne que ces afflux de populations représentent de grands défis pour les villes et peuvent aggraver les facteurs de menace déjà existants. Les personnes qui fuient les combats en zone rurale en Afghanistan et en Somalie sont confrontées à la misère, à l'insécurité et à un déplacement supplémentaire à cause des inondations et des expulsions à Kaboul et à Mogadiscio.

 

De nouvelles approches pour faire face à ce problème voient le jour dans les villes de Medellín, en Colombie, à Mosul, en Irak, où les communautés et les gouvernements locaux ont pris les choses en main.

 

“Le fait que les villes soient devenues un refuge pour de plus en plus de déplacés internes représente un défi pour les autorités municipales, mais aussi une opportunité. Optimiser le rôle positif que le gouvernement local peut jouer en trouvant des solutions au déplacement sera crucial pour relever ce défi dans le futur", a conclu Mme Bilak.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/JHN/GABON2019

 

 

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