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Congo : Vers la création d’une nouvelle société de transport fluvial

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Brazzaville, Congo, 10 mai (Infosplusgabon) - Les gouvernements congolais et chinois viennent de signer à Brazzaville, un protocole d’accord relatif à la création d’une nouvelle société de transport fluvial chargée d’exploiter le trafic sur le fleuve Congo, a annoncé la radio publique jeudi.

Les futurs chantiers, dont le coût n’a pas été précisé, seront financés par le Congo et la Chine à travers le Fonds national de développement du Congo (FNDC). De plus, l’accord prévoit de fabriquer des navires de gros tonnage (3000 tn), de réparer les bateaux et de rétablir le transport des passagers entre Brazzaville et Kinshasa, entre la capitale et Oyo à travers la rivière Alima, à Makoua à travers la rivière Likouala, à Oeusso à travers la rivière Sangha, ainsi que le trafic vers l’Oubangui, au Nord du pays.

"Les chenaux fluviaux qui seront installés vont avoir une grande influence sur le développement du réseau. Nous allons travailler ensemble avec les investisseurs présents  pour améliorer la capacité de transport fluvial du Congo et promouvoir le développement économique du pays, y compris de la sous-région", a déclaré, après la signature de la convention, le directeur général du FNDC, Hou Koyin.

 

"Tous les bateaux ont été détruits depuis la guerre civile de 1997. Il faut que le gouvernement et les partenaires débloquent suffisamment d’argent pour acheter de nouveaux engins", a plaidé Guy-Noël Ondzo, un ancien armateur ayant pendant longtemps travaillé à bord des bateaux ‘‘Marie Massamba-Débat’’ et ‘‘Ville de Brazzaville’’.

 

Selon Angèle Anka, ce professionnel de chantier naval et des trafics fluviaux pense que la relance du trafic fluvial pourra contribuer à dynamiser les activités économiques à l’intérieur du pays et à faciliter l’évacuation des marchandises à moindre coût.

 

"Le plus important apport du fleuve Congo est donc économique. Avec le boom du commerce de gros et de détail, ainsi que des industries manufacturières, le transport sur le fleuve va permettre de développer de nouveaux marchés tout le long du corridor d’environ 4500 km d’eaux navigables, avec un réseau interne Kouilou-Niari, au Sud, et un réseau intégrateur Congo-Sangha-Oubangui.

 

Pour l’expert, Sébastien Rachel Yoa, il est crucial de réaliser régulièrement les travaux de balisage et de dragage en vue d'améliorer la qualité de l’exploitation. En plus des infrastructures à moderniser, il est question d'équiper et de draguer plusieurs autres ports intérieurs. Ce progrès va assurer, a-t-il insisté, la fluidité du transport des biens et des personnes par les voies navigables.

Au-delà de l'enjeu économique, d’autres questions importantes se posent par rapport à cet important projet. Il s’agit du récurrent problème des tracasseries administratives et policières tout le long du parcours.

"Les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour pouvoir réduire les tracasseries. Les gens fuient l’eau à cause des douaniers et des policiers", dénonce un riverain. Une campagne devrait être menée auprès des services concernés pour essayer d'enrayer le phénomène sur le terrain. D’aucuns suggèrent la sensibilisation des armateurs, afin qu’ils ne coopèrent pas avec les agents véreux et les services qui perçoivent illégalement ces taxes.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/JHN/GABON2019

 

 

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