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COP21 : Quatre autres pays africains précisent leur stratégie pour lutter contre le dérèglement climatique

Afrique-Environnement-Changement Climatique

LIBREVILLE, 27 août (Infosplusgabon) -  Paris, la  capitale  française, abritera  du  30  novembre au  13  décembre la Conférence sur le climat. La République Démocratique du Congo (RDC),  Djibouti, le Kenya et le Bénin ont à leur tour promis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Désormais, sept pays africains dont le  Gabon ont  décidé  d’agir.

 

 

L’Afrique sera  présente à  Paris  lors de la  21e  Conférence sur le  climat. En  effet, ce grand rendez-vous  est  présenté comme la conférence « de la dernière chance ». 

Certains  pays  africains qui  ne souhaitent pas subir, sont  résolus de  s’adapter tout en  inventant une  vie  au  quotidien  Ils affûtent  leur  stratégie  et seront parmi les délégations de 195 pays qui seront présentes à Paris pour tenter d’arracher un accord international sur le climat.

 De  leurs  côtés,   les États  devraient présenter leur copie sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir. Selon le site de la conférence « 56 pays responsables de plus 60,3 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales se sont d’ores et déjà engagés ».

 

Le  Gabon parmi  les  trois  premiers  pays africains à  avoir  rendu  leur  copie

 

Parmi eux, sept pays africains. La RDC, Djibouti, le Kenya et le Bénin rejoignent ainsi le Maroc, le Gabon, et l’Éthiopie, les trois premiers États du continent à avoir rendu leur copie.  

Selon  le  site  Vivafrik, les conclusions déposées par le Kenya indiquent que Nairobi s’est engagé à réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Un engagement pris au regard de la « vulnérabilité climatique » ajoutant que « L’économie est très dépendante de secteurs sensibles au climat tels que l’agriculture, l’énergie et le tourisme ».

 Le Kenya chiffre son plan à 40 milliards de dollars. Une somme que Nairobi ne pourra pas débourser seul. « Ceci est conditionné par le soutien international », a ainsi prévenu le pays.

 Le Bénin quant à lui, mise sur la reforestation. Ainsi il s’est engagé à éviter l’émission de 120 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone. Le pays a par ailleurs pris des engagements pour accroître sa reforestation et ainsi séquestrer 163 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone sur la même période.

 Faisant état des difficultés rencontrées, le Bénin affirme qu’il ne pourra financer seul ce projet. Si le pays mettra deux milliards de dollars sur la table, il lui faudra en trouver 28 autres pour tenir son engagement. Ce que justifie le document en soulignant la « responsabilité très négligeable (du pays) dans le réchauffement climatique » et « son appartenance aux groupes des Pays les moins avancés (PMA) ».

 Le Congo, pour sa part, insiste sur la faiblesse de ses émissions et sur son rôle de « puits net de carbone ». « Malgré cela, la RDC propose de mettre en œuvre des actions d’atténuation de façon à réduire ses émissions de 17% » d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, la République démocratique du Congo demande une aide de 21 milliards de dollars.

 « La République de Djibouti s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 40% », a fait savoir mi-août le pays. Pour y parvenir, Djibouti mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur l’importation d’énergie en provenance de l’Éthiopie voisine.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/OLH/GABON2015

 

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