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Côte d'Ivoire : La BAD va doubler ses investissements dans la lutte contre le changement climatique

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Abidjan, Côte d"Ivoire, 15  mars (Infosplusgabon) - Les engagements financiers de la Banque africaine de développement (BAD) pour lutter contre le dérèglement climatique vont doubler et être portés à 25 milliards de dollars américains sur la période 2020-2025, a annoncé ce jeudi, le président de l’institution, Akinwumi Adesina, lors du Sommet “One Planet”, qui se tient à Nairobi, au Kenya, annonce un communiqué.

 

 

Le Président Adesina a souligné au cours de la séance plénière du Sommet, en présence de chefs d'État, dont le président kényan, Uhuru Kenyatta et son homologue français, Emmanuel Macron, que la BAD était en voie de concrétiser, dès 2019, son engagement d'allouer 40% de ses investissements au financement climatique, prévu initialement en 2020.

 

Cet objectif qui est passé de 9% en 2016, à 28% en 2017 et 34% en 2018 est le ratio le plus élevé de toutes les banques multilatérales de développement.

 

D'ailleurs, la BAD a réussi à augmenter ses investissements en matière d’adaptation estimé à 30% du financement climatique total à un niveau égal aux montants dédiés aux mesures d’atténuation en 2018. La BAD maintiendra cette tendance.

 

“Le niveau de financement requis n'est réalisable qu'avec une implication directe de l'ensemble du secteur financier africain”, a déclaré le président Adesina. La BAD a ainsi lancé l'Alliance financière africaine pour le changement climatique (AFAC), qui a vocation à regrouper des bourses de valeurs mobilières, des fonds de pension et souverains, des banques centrales et autres institutions financières africaines.

 

Il s'agit de les encourager à faire migrer leurs portefeuilles vers des investissements centrés sur la réduction des émissions de carbone et favorables au climat. “Il ne suffit pas simplement de demander aux pays de se détourner des technologies polluantes. Nous devons être proactifs en mettant en avant des alternatives crédibles”, a estimé le président Adesina.

 

Ainsi, la BAD va lancer une initiative pour la production d’énergie verte (“Green Baseload Facility”), dans le cadre d’un fonds spécial aménagé au sein du Fonds des énergies durables pour l'Afrique (SEFA 2.0).

 

Elle consistera à fournir un financement concessionnel et une assistance technique destinés à soutenir le développement d’énergies renouvelables fiables et à moindre coût.

Plusieurs donateurs, dont le Canada, le Danemark, l'Allemagne, la Norvège, l'Italie, la Suède, le Royaume-Uni et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), ont manifesté leur intérêt pour cet instrument de transformation voué à remplacer la production de charbon.

 

Le dernier investissement de la BAD dans un projet de production de charbon remonte à dix ans. Enfin, La BAD joue un rôle essentiel dans la promotion de l’énergie propre à l'Afrique.

 

Grâce à son ambitieux “New Deal sur l’énergie pour l’Afrique”, les énergies renouvelables ont pris une part prépondérante dans son portefeuille énergétique, soit 95% de tous les investissements de la BAD en énergie de 2016-2018.

 

La BAD a également lancé le programme “Desert to Power”, une initiative de dix milliards de dollars visant à développer dix gigawatts d’énergie solaire dans le Sahel, qui prévoit de fournir de l'électricité à 250 millions de personnes.

 

Avec des partenaires tels que le Fonds vert climat et l'Union européenne, la BAD a financé le premier projet de cette initiative : le projet d'électrification rurale de Yeleen au Burkina Faso. Parmi ses projets clés, on peut noter le cofinancement du complexe solaire de 50 mégawatts à Ouarzazate, au Maroc, l'un des plus grands complexes solaires au monde.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/FDS/GABON2019

 

 

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