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Les peuples arabes frustrés par l'incapacité des régimes arabes à relever leurs niveaux de croissance, selon un économiste tunisien

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Tunis, Tunisie, 14  mars  (Infosplusgabon) - "Les peuples arabes se sentent frustrés par l’échec des régimes arabes'', qui ne sont pas parvenus à relever le niveau de la coopération interarabe, alors que les décisions de la Ligue arabe sont restées lettre morte, a estimé l’économiste et ancien ministre tunisien des Finances, Hakim Ben Hammouda.

 

 

Ce dernier intervenait lors d'une conférence organisée, mercredi, à Tunis, par l’Institut tunisien des études stratégiques, en collaboration avec la Ligue des États arabes, sur ''Les enjeux de l’action arabe commune à la lumière des mutations régionales et internationales''.

 

Il a imputé le faible niveau de la complémentarité économique arabe à plusieurs causes dont les plus significatives concernent l’incapacité des systèmes arabes post-indépendance à instaurer un développement inclusif, à soutenir la croissance, à diversifier les structures et à rétablir les équilibres financiers.

 

Après avoir fait remarquer que ''la moyenne de croissance dans la région arabe n’a pas dépassé 2,2 pc en 2018, soit le niveau de croissance le plus faible par rapport aux niveaux de croissance atteints par les autres groupes régionaux'', M. Ben Hammouda a soutenu que ce niveau de croissance ''est loin de suffire pour créer du développement''.

 

Dans le même registre, il a estimé que les pays arabes, malgré leurs richesses naturelles et leurs ressources humaines, traversent une crise due à la montée de leurs déficits budgétaires, ce qui entrave le développement, l’investissement et la complémentarité économique entre ces pays.

 

Citant l’expérience tunisienne, l'économiste tunisien a fustigé l’ingérence des institutions financières internationales, à l’instar de la Banque mondiale, dans la prise de décision nationale, à cause du recours des gouvernements successifs à l’endettement, estimant que le taux d’endettement pourrait atteindre 80 pc à la fin de l’année 2019.

L’économiste a, aussi, critiqué la dépendance des économies arabes, notamment celles des pays dits pétroliers, à l’exportation des produits pétroliers et du gaz, subissant ainsi, les effets de la volatilité des prix des hydrocarbures à l’échelle internationale.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/MIR/GABON2019

 

 

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