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Le président nigérian condamne l'attaque meurtrière contre une église à Jos

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Abuja, Nigeria, 2 octobre (Infosplusgabon) - Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a condamné ce mardi les dernières violences survenues à Jos, à l'origine du couvre-feu imposé sur la ville, capitale de l'Etat de Plateau, dans le nord du Nigeria.

 

En réaction à cette poussée de violence, le président Buhari a déclaré : "je suis profondément préoccupé par l'indifférence apparente dont les criminels, aux cœurs endurcis par le mal, font preuve face au caractère sacré de la vie humaine".

 

Dimanche dernier, au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs maisons brûlées dans un regain de violence ayant débuté samedi dans le quartier de Tina Junction, à Jos, dans le nord du Nigeria, où une église a été attaquée durant la messe par des jeunes qui seraient membres de la communauté musulmane Haoussa à Jos.

 

Les jeunes chrétiens se sont aussitôt mobilisés pour des représailles qui ont débouché sur de véritables émeutes dans d'autres quartiers de la ville, notamment à Rikkos, Bauchi Ring Road, Students’ Village of the University of Jos, Faringada, Katako, Dilimi et Cele Bridge, près de Tina Junction à Jos.

 

Le commandant de la Force militaire spéciale (STF) dans la zone, le général de division Augustine Agundu, est intervenu en direct sur les stations locales de la radio et de la télévision, pour lancer un appel à la paix et a déployé des troupes sur le terrain afin de calmer la situation.

 

Cependant, malgré cet appel et ce déploiement, des tirs sporadiques se sont poursuivis de sorte que trois visiteurs qui revenaient d'un mariage dans un Etat voisin, ne retrouvant pas leur chemin, sont tombés dans les émeutes et ont été tués. Egalement, un étudiant en Droit à l'Université de Jos fait partie des victimes.

 

Le président Buhari a rappelé que tout au long de ces trois dernières années, le gouvernement a travaillé dur avec les différentes communautés et a clairement démontré qu'une paix durable est possible.

 

"Je sais que ce n'est pas facile, que c'est une chose difficile, mais la paix qui en a découlé et vécue par la population de Plateau ne doit pas être gâchée. Chaque citoyen mérite de vivre dans la stabilité et le développement. Il n'y a pas d'alternative à la paix. C'est un appel que je lance à toutes les communautés dans la capitale de l'Etat, et l'Etat dans son ensemble afin que la paix règne.  Là où il y a des divergences, le dialogue doit être utilisé pour apporter la réconciliation. Il y a aussi la loi. Les divergences ne peuvent être réglées par la violence ou les balles", a-t-il martelé.

 

Le président a une fois de plus déploré que certains hommes politiques mettent en avant les préjugés religieux et ethniques pour une popularité facile, tout en sachant que les marchands de haine peuvent s'en emparer.

 

Il a assuré que son administration continuera à discuter avec les différents acteurs afin de s'attaquer aux causes de cette violence répétée dans l'Etat de Plateau et dans d'autres endroits du pays. Il a mis en garde contre le fait qu'aucun Etat responsable ne laisserait l'anarchie s'installer.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/PML/GABON 2018

 

 

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