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Près de 3,5 millions de personnes touchées par des formes de risques d’insécurité alimentaire dans la zone UEMOA

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Niamey, Niger, 12  juillet (Infosplusgabon) - Près de 3,5 millions de personnes sont touchées par des formes de risques d'insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la zone UEMOA pendant la présente période de soudure qui va de juin à août, a indiqué mercredi, le ministre nigérien en charge de l’Agriculture et de l’Elevage, Albadé Abouba.

Ouvrant les travaux d’une réunion des ministres en charge des secteurs de l'Agriculture et de l'Elevage des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Albadé Abouba a souligné que selon les informations issues du dispositif régional commun qu'est le Réseau de Prévention des Crises Alimentaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest, la situation alimentaire et nutritionnelle s'améliore peu dans la région, sinon qu'elle stagne dans certains Etats.

 

La situation resterait encore plus difficile au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal. En outre, la campagne agricole 2017-2018 écoulée s'est caractérisée par des productions fourragères inférieures à celles de l'année antérieure. Cet important déficit fourrager constaté, associé à une faible capacité d'accueil dans les parties sahéliennes, a provoqué un départ précoce et massif des animaux transhumants vers des régions plus propices. Ce phénomène a eu comme corollaire l'exacerbation des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans les zones d'accueil.

 

Les ministres en charge des secteurs de l'Agriculture et de l'Elevage des pays membres de l’UEMOA se sont réunis à Niamey, en prélude à la 7ème réunion du comité de Haut niveau sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l'espace de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) pour réfléchir sur les voies et moyens qui permettront de garantir une sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les populations de cet espace.

 

« Nous avons l'obligation de maintenir et consolider les acquis, mais surtout de poursuivre les missions du chantier conformément, aux orientations de la 6ème session du Comité, tenue en 2017, consistant à soutenir substantiellement la mise en œuvre des plans de réponses des Etats, à renforcer les systèmes de production des informations et à appuyer les Etats dans leurs efforts de contrôle des maladies et des ravageurs émergents », a souligné auparavant le président de la Commission de l'UEMOA, M. Abdallah Boureima, dans son intervention.

 

Dans cette optique, a-t-il indiqué, la Commission a poursuivi l'exécution de l'ensemble de ses programmes en matière de lutte contre l'insécurité alimentaire nonobstant le contexte de rationalisation qui s'est traduit par une réduction des ressources propres de l'Union.

 

Les interventions ont notamment visé à renforcer l'accroissement des productions et de la productivité de l'Agriculture ; l'amélioration de l'accès aux marchés sous-régional et international ; l'amélioration de l'accès des acteurs professionnels agricoles et l'amélioration de l'accès des acteurs professionnels aux innovations et aux technologies modernes.

 

Selon le président de la Commission de l'UEMOA, les analyses approfondies confirment qu'en période de pré-soudure, plus de trois millions de nos citoyens comptent sur une assistance alimentaire pour se nourrir convenablement.

 

« C'est une réelle interpellation et nous devons l'avoir à l'esprit tout au long de nos travaux», a-t-il dit, avant d'estimer que les acteurs doivent explorer les implications des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle sur les autres secteurs connexes comme l'environnement.

 

«Une des voies durables de résolution des problèmes récurrents d'extrêmes variations des productions agricoles et de famine dans notre région demeure l'intensification des investissements dans le secteur agricole, seule option, osons-nous croire, qui permettra à notre agriculture d'être encore plus résiliente et capable de remplir les fonctions essentielles au rang desquelles, l'alimentation humaine et du bétail et les possibilités d'emploi, notamment en faveur des jeunes qui constituent la majorité de notre population », a estimé le président de la Commission de l'UEMOA.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/LKJ/GABON 2018

 

 

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