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RCA: l’environnement sécuritaire et la hausse des cours du pétrole augmentent le risque de ralentissement des réformes économiques

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Bangui, CAR, 13  mai (Infosplusgabon) - Les performances macro-économiques de la République Centrafricaine (RCA) restent bonnes malgré la détérioration et la volatilité de l’environnement sécuritaire et la hausse des cours du pétrole, selon un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI).

« L’arrêt de la récente flambée de violence, la restauration de la paix, le redéploiement de l’Etat et la mise en œuvre assidue des réformes sont essentiels à une reprise économique soutenue », a indiqué M. Samir Jahjah qui dirigeait l’équipe du FMI lors des discussions avec les autorités centrafricaines relatives au programme économique de ce pays appuyé par le Fonds.

 

Les discussions entamées durant les réunions du printemps du Fmi et de la Banque Mondiale, qui se sont tenues à Washington DC, se sont soldées jeudi à Paris, en France par un accord sur la quatrième revue qui entre dans le cadre de la Facilité élargie de Crédit (FEC) de la RCA.

 

« La mise en œuvre du programme est globalement satisfaisante. Les données et informations collectées durant la mission indiquent le respect de tous les critères de performance quantitatifs en fin décembre 2017, à l’exception des recettes intérieures, souligne M. Jahjah à la fin des discussions.

 

Dans son communiqué, M. Jahjah a noté que les discussions du programme ont été centrées sur les mesures correctives visant à améliorer la trajectoire des recettes intérieures, et sur les lignes directrices du budget révisé de 2018 qui sera soumis au Parlement avant mi-juin.

 

« La hausse du cours du pétrole pourrait cependant réduire les recettes en l’absence de révision de la structure des prix à la pompe », a-t-il fait remarquer tout en indiquant que l’équipe du FMI a encouragé les autorités à accélérer les réformes, accroître la mobilisation des recettes intérieures, améliorer l’efficacité des dépenses publiques, renforcer la bonne gouvernance et la transparence, limiter l’endettement, notamment les prêts hautement concessionnels afin de préserver la viabilité de la dette.

La croissance économique de la République centrafricaine est estimée à 4,3 % en 2017. Elle est tirée par les activités forestières et de construction. Elle est projetée à 5 % à moyen terme. L’inflation a atteint 4,1 pour cent et devrait baisser progressivement.

« La mission encourage les autorités à poursuivre la consolidation du compte unique du trésor. L’intégration de la parafiscalité dans le compte unique du trésor est une première étape importante. Par ailleurs, l’élimination prévue des taxes et redevances qui n’ont pas de justification économique devrait stimuler le développement du secteur privé », a affirmé M. Jahjah.

 

« La mission salue les efforts du gouvernement sur la mise en œuvre du plan d’apurement des arriérés commerciaux et sociaux, en conformité avec les recommandations d’un audit indépendant finalisé en octobre 2017. Compte tenu du montant significatif des arriérés sociaux à apurer, un suivi rapproché est nécessaire pour garantir la transparence et la responsabilité. Les progrès tangibles obtenus dans ce domaine pourraient aider à renforcer la cohésion sociale.

 

Sous réserve de l’approbation de la direction et du Conseil d’Administration du FMI, l’accord conclu entre la délégation du FMI et les autorités centrafricaines pourrait parachever la quatrième revue dans le cadre de la FEC.

 

 

FIN/INFOSPLUSGABON/FTY/GABON 2018

 

 

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