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Des experts d'une association dénoncent la vente illicite de médicaments vétérinaires au Mali

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Bamako, Mali, 12 mai (Infosplusgabon) - Les experts de l'Association nationale des vétérinaires mandataires du Mali (ANAVEM) dénoncent, avec véhémence, la vente illicite des médicaments vétérinaires sur le marché malien, source de dangers sur la santé des animaux, à l'issue de la 14ème Assemblée générale de l'association qui s'est déroulée vendredi à Bamako, a-t-on  appris de bonne source.

 

Face à ce danger préjudiciable au cheptel malien, les responsables du ministère malien en charge de l’Elevage ont pris un certain nombre de dispositions en cours pour lutter contre le phénomène, notamment, la mise en œuvre du programme de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de lutte contre les médicaments illicites et le projet de création d'un service du médicament au sein de la Direction nationale des services vétérinaires du Mali (DNSV).

 

Au cours des travaux de l'assemblée, les exposés et les débats ont porté sur deux thèmes que sont l’Usage raisonné des antibiotiques en aviculture et l’Usage raisonné des anti-parasitaires chez les ruminants.

 

Selon les statistiques du ministère malien en charge de l'Élevage, le sous-secteur élevage occupe la 3ème place dans l'économie du Mali après l'or et le coton.

 

Il constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 pc de la population malienne et contribue pour 11 pc au PIB, 24 pc à la production du secteur rurale, 80 pc environ aux revenus des populations rurales et près de 20 pc aux recettes d'exportation.

 

Le cheptel national occupe le premier rang dans l'espace UEMOA et le second dans l'espace de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

 

Les effectifs sont estimés à 10.941.400 bovins, 15.900.500 ovins, 22.141.650 caprins, 1.028. 700 camelins, 549.270 équins, 999.200 asins, 83.200 porcins et 38.587.450 volailles.

 

Pour garder cette place, le cheptel malien mérite un suivi à travers les vaccinations, a indiqué le président de l’ANAVEM, Mady Keïta qui a mis l’accent sur les difficultés au sein du

sous-secteur élevage dont la vente, la détention et l'utilisation des vaccins inactivés du laboratoire central vétérinaire par les non-professionnels à cause de son circuit de distribution, qui risque de mettre en péril le cheptel national d'une part, et la santé publique d'autre part,  les tracasseries administratives,  et l'insuffisance de l'appui de l'Etat surtout dans le domaine de la formation continue et de l'équipement.

 

Le représentant du ministère  malien en charge de l’Elevage, Dr. Dramane Dao reconnait aussi certaines difficultés. « En dépit de cette situation sur le terrain, il y a des difficultés que nous ne devons pas nier dont l'un des plus importants est, entre autres, la vente illicite des médicaments sur le terrain.

 

Selon lui,  les rapports de la DNSV et de l'ANAVEM doivent être basés sur la concertation depuis le terrain, "à ce prix, nous obtiendrons de meilleurs résultats", a conclu le représentant du ministre.

 

Durant la session,  les membres de l’association se sont penchés sur le bilan d'activités de la campagne 2017/2018 et l’élaboration du programme d'activités 2018/2019.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/NHG/GABON 2018

 

 

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