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Afrique du Sud : Le président sud africain Zuma refuse de démissionner

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Pretoria, Afrique du Sud, 14  février (Infosplusgabon) - Le président sud africain, Jacob Zuma a refusé de démissionner et a déclaré que le comité national exécutif (National Executive Committee, NEC) du parti au pouvoir, le Congrès national africain (African National Congress, ANC) ne lui ont pas fourni des raisons de quitter le pouvoir.

 

Dans une interview exclusive accordée, mercredi, à la radio nationale, la SABC à Pretoria, le président Zuma a a fait remarquer que la direction de l'ANC a été déloyale à son égard. Il a déclaré qu'il n'allait pas démissionner tant que l'ANC ne lui aurait pas donné des raisons valables de le faire.

 

“Pour moi, cette question a été soulevée d'une manière très déloyale à mon égard, deux mois auparavant après la conférence nationale. Certains des leaders alimentent ce débat et d'autres affirment que la seule chose à faire pour Zuma est de démissionner ou de subir une motion de censure. Ainsi, lorsqu'une telle motivation est soulevée, il devient plus urgent de savoir "Qu'ai-je fais?". Malheureusement, personne ne m'a donné les preuves de ce qu'on me reproche”, a déclaré le président Zuma.

 

Il a, également, écarté des supputations selon lesquelles une des raisons pour exiger son départ de la présidence était le fait d'éviter deux pôles de pouvoir ; M. Zuma a indiqué que ''tout le monde sait qu'il n'existe qu'un seul pôle, c'est-à-dire l'ANC”.

 

”Certains des leaders affirment qu'il existe deux pôles de pouvoir…le problème est ailleurs… vu qu'il n'existe pas deux pôles de pouvoir. J'ai indiqué aux camarades que cette question a été soulevée lorsque nous nous rendions à Polokwane au moment où le président Mbeki avait exprimé le désir de briguer un troisième mandat à la tête de l'ANC. Ce qui voulait dire que nous allions avoir deux présidents (pendant cinq ans). De ce fait, je ne comprends pas ceux qui brandissent actuellement la question des pôles de direction – Je ne sais pas de quoi ils parlent”, a déclaré Zuma.

 

Le président Zuma a, par ailleurs, indiqué que vu que le président de l'ANC, Cyril Ramaphosa allait devenir le prochain président de la république à l'issue des élections de 2019, il souhaite l'initier officiellement à la gestion au jour le jour du gouvernement et le présenter aux leaders de la région de la SADC et des BRICS - un acronyme pour la communauté regroupant le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, qui sont actuellement à un stade similaire de développement économique que son pays.

 

Accusé d'avoir défié l'ANC, Zuma a indiqué qu'il était loin de défier son organisation et a déclaré que certains parmi les leaders de l'ANC veulent le présenter comme un provocateur.

 

“Non! je n'ai pas défié le parti ; beaucoup de choses se sont passées sans que je ne puisse m'expliquer en partie parce que j'estime que les choses devaient être abordées de manière particulière plutôt qu'à travers vous, par le biais de la presse“.

 

Avec la volonté actuelle de l'ANC de déposer une motion de défiance à son encontre, le président Zuma a indiqué qu'il trouvait surprenant qu'aucun des leaders ne lui en a fait part.

 

Rappelant qu'il a accédé au pouvoir grâce au Parlement, le président Zuma a dit que si ses camarades jugent qu'il doit partir, ils sont entièrement libres de le faire.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/AER/GABON 2018

 

 

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