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Les couteaux sont tirés en attendant la chute finale de Zuma

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Le Cap, Afrique du Sud, 13  février (Infosplusgabon) -  Les critiques sont cinglantes sur la manière dont le président Jacob Zuma a tenté d'éviter sa chute inexorable ainsi sur son mandat tumultueux qui a détruit le rêve d'une Afrique du Sud unie de Nelson Mandela.

 

Il y a une ironie amère dans le fait que l'actuel leader de l'ANC, Cyril Ramaphosa, a utilisé une cérémonie au Cap dimanche pour rendre hommage au plus grand homme d'Etat africain pour en même temps poignarder dans le dos l'homme qui avait fait partir son prédécesseur, Thabo Mbeki. Un autre fait à souligner et que MM. Mandela et Mbeki faisaient partie intégrante de la "Famille Royale" qui formait l'ossature du plus ancien mouvement de libération d'Afrique.

 

Point n'est besoin de présenter M. Mandela et on se rappellera toujours de M. Mbeki comme du fils du héros de la libération et détenu de Robben Island, Govan Mbeki. Nul n'ignore également que M. Ramaphosa était le premier choix de M. Mandela pour lui succéder en 1999.

 

La cérémonie de dimanche à l'Hôtel de ville du Cap où M. Mandela s'était adressé au monde entier quelques heures après sa libération de prison, il y a 28 ans, a soigneusement été chorégraphiée pour rappeler à l'Afrique du Sud à quel point M. Ramaphosa était proche de M. Mandela à sa libération de prison.

 

L'analyste politique, Stephen Grootes, l'a interprété comme une déclaration forte pour nier la rumeur selon laquelle M. Ramaphosa était un membre de l'ANC arrivé sur le tard parce qu'il n'était pas en exil. Le message était évident. Il a été dit à plusieurs reprises ces derniers jours que le temps était compté pour M. Zuma. Le haut du sablier est désormais presque vide", d'après M. Grootes.

 

Mmusi Maimane, en tant que chef de l'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, a juré qu'il n'aurait aucun répit avant que M. Zuma soit traduit en justice et finisse derrière les barreaux. "Comment ne pas humilier Jacob Zuma? Comment ne pas humilier quelqu'un qui a humilié notre pays", a-t-il demandé.

 

Le militant de la lutte contre l'apartheid, Max du Preez a estimé qu'il était tout à fait normal que M. Zuma ne quitte pas ses fonctions dignement, mais d'une manière qui soit dans l'intérêt de son parti et du pays.

 

"Son attitude définit les neuf ans qu'il a passés au pouvoir: arrogant, réfractaire, destructeur, mettant à mal le processus démocratique et ne servant que ses propres intérêts. Le départ de M. Zuma sera la fin du chapitre le plus sombre de l'histoire de l'Afrique du Sud depuis que nous sommes devenus une démocratie en 1994. Désormais nous comprenons un peu mieux pourquoi M. Ramaphosa était si prudent ces dernières semaines dans sa tentative d'écarter M. Zuma du pouvoir", a-t-il souligné.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/KLJ/GABON 2018

 

 

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