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Le président Zuma rappelé par le parti au pouvoir

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Le Cap, Afrique du Sud, 13 février (Infosplusgabon) - Il semble que le mandat chaotique du président Jacob Zuma arrive à son terme après que le Conseil exécutif national du parti au pouvoir,  le Congrès national africain (ANC), a décidé de le "rappeler" aux premières heures de ce mardi.

 

La décision a été prise au bout de 13 heures de négociations après que M. Zuma a refusé de se retirer.

 

Des informations non-confirmées indiquent que le chef du parti, Cyril Ramaphosa et le Secrétaire général, Ace Magashule, ont été désignés pour se rendre à la résidence officielle de M. Zuma à Pretoria, dans la nuit de lundi, pour lui demander de démissionner ou de s'exposer à être rappelé.

 

Lors de la brève rencontre, le président Zuma a refusé d'obtempérer et a insisté pour rester à la tête de l'Etat pour encore trois mois.

 

L'ANC a évoqué une clause dans sa Constitution qui lui donne le pouvoir de rappeler un représentant public.

 

Ironie du sort, son prédécesseur, Thabo Mbeki, s'était retrouvé exactement dans la même situation, après avoir été rappelé comme président de la République par son propre parti en 2008. Ce qui avait permis à M. Zuma d'accéder au pouvoir, même s'il faisait l'objet d'une série d'accusations de corruption.

 

L'ANC a annoncé qu'il allait écrire à M. Zuma ce mardi matin pour l'informer de sa décision et qu'une conférence de presse sera donnée à son siège de Johannesburg mardi après-midi.

 

D'autre part, le parti d'opposition, Economic Freedom Fighters (EFF), a donné au Parlement jusqu'à midi mardi pour avancer à cette semaine l'examen de sa motion de défiance contre M. Zuma, initialement prévue le 22 février.

 

Le chef de l'EFF, Julius Malema, a déclaré que son parti ne voulait pas que deux factions d'élites de l'ANC désignent un président remplaçant. "Seules les masses doivent décider. Vouloir faire croire que le départ de M. Zuma sera la fin de nos problèmes n'est pas sincère", a-t-il indiqué.

 

M. Zuma a fait face à des scandales judiciaires avant et pendant sa présidence. Il a été poursuivi pour viol en 2005 avant d'être acquitté.

 

Il a mené une longue bataille judiciaire contre des accusations de racket et de corruption, après la condamnation de son conseiller financier, Schabir Shaik, pour corruption et fraude.

 

En 2009, le Parquet sud-africain avait abandonné les poursuites contre M. Zuma en prétextant des ingérences politiques. Cependant, les partis d'opposition ont pu faire invalider cette décision et le Parquet est en train de réexaminer ces accusations.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/ART/GABON 2018

 

 

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