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Les Ahmadis dénoncent les discours haineux dont ils sont la cible en Gambie

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Banjul, Gambie, 12  février (Infosplusgabon) - Les membres d'Ahmadiyya Muslim Jamat en Gambie s'inquiètent  des discours haineux dont ils font l'objet de la part des responsables musulmans traditionnels dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

 

Des actions récentes contre les Ahmadis menacent le caractère laïc de la Gambie, comme l'appel de responsables du courant majoritaire musulman à un "boycott total" de leurs hôpitaux et écoles.

 

Récemment, les Ahmadis ont demandé l'octroi d'une licence d'exploitation de télévision qui est à l'origine de tensions entre eux et le Conseil suprême islamique (SIC, en anglais), qui a exhorté les autorités à rejeter cette demande.

 

La semaine dernière, le secrétaire général de la Gambia Press Union (GPU) a reçu une série d'enregistrements audio de divers responsables religieux dont l'Imam Abdoulie Fatty et Kebu Cham, dénonçant l'Ahmadiyya Muslim Jamaat.

 

La GPU a publié un communiqué il y a quelques jours soulignant que refuser une licence d'exploitation de télévision aux Ahmadis pour les raisons données par le SIC serait inapproprié dans un Etat laïc comme la Gambie.

 

L'Imam Fatty, ancien imam de la mosquée du palais sous le président déchu Yayha Jammeh, n'en est pas à sa première attaque contre les Ahmadis, rappelle-t-on.

 

Dans une vidéo publiée en ligne, il a menacé que les musulmans traditionnels formeraient un parti politique pour s'opposer au président Adama Barrow s'il allait prier dans une mosquée Ahmadiyya.

 

Ces déclarations de l'imam Fatty et du SIC ont été condamnés par plusieurs activistes gambiens, dont des acteurs de la société civile.

 

Madi Jobarteh, responsable des programmes de l'Association des ONG gambiennes, a déclaré que les actes posés par le Conseil islamique suprême étaient "inconstitutionnels" et une "menace directe pour la paix et la stabilité de la Gambie".

 

"Ils sèment les germes de la division et de l'intolérance religieuse qui sont des terreaux fertiles pour l'extrémisme et la violence que nous voyons dans le nord du Nigeria avec Boko Haram ou en Somalie avec Al Shabab", a affirmé M. Jobarteh.

 

"Le ministre de la Justice doit faire des recommandations au ministre de l'Intérieur et au président pour que des mesures soient prises contre le Conseil suprême islamique. Le ministre de la Justice ne peut rester silencieux pendant que la police ne protège pas les Gambiens", a-t-il estimé.

 

D'autre part, la Gambia Press Union a exhorté les journalistes et les organes de presse à ne pas utiliser leurs plateformes pour diffuser des discours haineux contre quelque groupe religieux ou social que ce soit.

 

"Tout le monde sait que l'éthique des journalistes ne permet à aucun d'entre eux d'utiliser leurs plateformes pour la diffusion de la haine. Nous invitons tous les journalistes de la presse écrite et électronique à s'abstenir de donner la parole à ceux qui visent à détruire la société et la population que nous nous sommes engagés à servir", a déclaré le secrétaire général, Saikou Jammeh.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/GFD/GABON 2018

 

 

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